Présentation du PG 80

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Johann Brunel
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Message non lu par Johann Brunel » 27 avr. 2009, 01:25:00

Bonsoir Georges,

Je ne connais pas d'exemple local au problème que tu pose qui est surement vrai je ne remet pas ta parole en doute.
Dans ce genre de situation il y a deux chose à analyser, le positionnement et les explications de votes des différents groupes composants le conseil municipal mais également les questions publiques (ou leurs absences).
En tant que responsable politique ce genre d'exemple ne m'étonne absolument pas, il faut sortir de l'optique clientéliste où un homme politique ou un parti vous propose un programme et que le peuple se contente seulement d'approuver ou refuser, la solution est je le crois l'implication populaire.
L'implication populaire qui doit être encourager par des comptes rendus mandats au millieu de chaque mandat et ceci pour tous les mandats, afin d'encourager ou de récuser l'action d'un Homme politique.
Ils nous faut également respecter l'indépendance élus politique et militant politique, je suis personnellement dans l'optique que des comités de liaison de membres locaux du PG puisse analyser et apporter toutes les critiques possibles à l'action des élus PG.
Mais également redéfinir le rôle de "commission citoyenne" qui doivent pouvoir apporter tous les éléments nécessaires sur des sujets aussi importants que le budget.

PS: Peut tu me donner le nom de cette ville, pour que je puisse questionner en toutes amitiées ces élus PG.

Merci d'avance

Johann Brunel
Fédérons nos convergences et comprenons nos divergences

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racaille
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Re: Présentation du PG 80

Message non lu par racaille » 02 mai 2009, 00:40:00

Salut johann et bienvenue !
Johann Brunel a écrit :Le PG propose la République Sociale fondée sur la souveraineté populaire. Il promeut une politique écologique basée sur un autre modèle de développement économique, social, environnemental à l’opposé du modèle productiviste.
Bien que nouveau Parti, le PG se nourrit des cultures politiques issues du socialisme historique, de l’histoire des luttes ouvrières et syndicales et des révoltes populaires, de l’apport des combats féministes, antiracistes, écologistes, laïques et altermondialistes. Mais il est surtout un parti tourné vers l’avenir, conscient de la nécessité de réinventer la gauche.
Ce que nous sommes ?
Nous voulons l’émancipation globale de la personne humaine. Le capitalisme nous entraîne dans des bouleversements économiques, sociaux, politiques et écologiques dangereux pour l’avenir de l’humanité.
En détruisant l’écosystème c’est l’humanité elle-même qu’il menace. En recherchant toujours plus de profit pour quelques-uns, il entraîne l’appauvrissement et le creusement des inégalités. En affaiblissant les moyens publics d’intervention économique, de solidarité et de redistribution, il veut substituer le client au citoyen, le contrat à la loi, la différenciation des droits au principe d’égalité et aux exigences de l'intérêt général. Pour atteindre l'objectif d'émancipation que nous visons, nous ne pouvons ni accepter ce système, ni nous contenter de l’amender et de l’humaniser ; nous devons le dépasser et proposer un autre développement qui fixe de nouvelles limites à la sphère marchande, ouvre de nouvelles perspectives à la sphère publique, propose de nouvelles formes de propriété de l’entreprise plus démocratiques, transparentes et plus relocalisées.
Nous voulons une refondation républicaine de la démocratie.

Etc...
Je soutiens moi aussi ces idées et je vise aussi les mêmes buts. Cependant je reste persuadé que les changements nécessaires ne passeront pas par Mélenchon et consorts. Je n'ai rien contre ce sénateur d'ailleurs, il est à priori plutôt sympathique. Je ne comprends simplement pas comment les militants du PG - et la remarque vaut aussi pour ceux du NPA - peuvent se contenter d'investir le cadre étroit du cirque parlementaire afin d'aboutir à leur idéal.
On voit pourtant clairement, de l'extérieur, lorsque l'on a la chance de ne pas être encarté dans un parti politique, que ces partis ne sont que des extensions du territoire personnel des politiciens aux ambitions nationales ; plus il y a de politiciens de premier plan et plus il y a de partis, justifiant à posteriori cette sclérose en grappes de chapelles par de fumeuses divergences d'ordre théoriques.

Dans la pratique, on sait toujours comment finissent ces divisions internes au socialisme : le règne absolu de la droite ou, au mieux, le règne d'une gauche molle qui ne dit pas son nom de droite. Tout le monde sait que le pouvoir corromps, Trotsky l'a lui-même reconnu. Comment dès lors espérer que l"'avant-garde de la Révolution" PG ou NPA nous prépare des jours meilleurs, alors qu'elle sera fatalement engluée dans des problèmes mineurs d'intendance politico-politicienne lui pendant au nez - compte-tenu de ce que l'on sait du parlementarisme contemporain ? Et durant tout ce temps, l'horloge libérale tourne encore et toujours. On ne peut décemment se permettre de passer par la voie parlementaire pour accoucher d'une révolution.

J'ai plus d'espoir dans la vraie Sociale, celle qui s'affranchit du fait politique en tant que fin en soi, et qui ne passe pas par la vénération de la représentation parlementaire. Le tissus associatif militant donc, les réseaux tissés aussi bien en réel qu'en virtuel entre individus s'associant librement et sans contrainte extérieure. Et même les réseaux d'association entre producteurs et consommateurs (sans passer par la case de la distribution), ça aussi ça compte ! Et puis aussi et surtout les initiatives populaires, celles qui s'inscrivent dans le concret des citoyens (je pense par exemple à l'université populaire).

Il faut inviter les gens à prendre leurs distance par rapport à ce qui est jugé légal ou illégal ; Stirner nous a enseigné que chacun de nous porte son propre droit.
Etre responsable vis-à-vis d'un code éthique individuel mais néanmoins respectueux de la liberté d'autrui est souvent suffisant pour s'épanouir en société ; pourquoi dès lors se tourner devant l'offre politicienne alors que les gens peuvent aisément reprendre en main le contrôle de leur vie ?
Un bon politicien, à l'heure actuelle, serait celui qui saurait faire comprendre aux français que ces derniers n'ont pas besoin de lui.

Je ne sais plus si c'est Makhno ou Archinov qui disait : "Prolétaires du monde entier, descendez dans vos propres profondeurs, cherchez-y la vérité, créez-la vous-mêmes ! Vous ne la trouverez nulle part ailleurs."

voilà une vraie leçon de politique !
Ce qui distingue principalement l'ère nouvelle de l'ère ancienne, c'est que le fouet commence à se croire génial. K M

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