Le NPA

Nico37
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Message non lu par Nico37 » 09 mars 2013, 19:50:22


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Message non lu par Nico37 » 10 mars 2013, 19:20:23

Le groupe 100 % à gauche à SPDC vous invite à un nouveau forum débat. Cette fois nous traiterons des transports dans la ville autour du thème :
Gratuité des transports en commun : une nécessité sociale, une obligation écologique !

Le thème dépasse largement le cadre de Saint-Pierre-des-Corps et abordera le problème à l'échelle de la communauté d'agglo.
Comme à notre habitude il s'agit de mener une réflexion sur la vie de la cité à partir de l'expérience de chacun pour montrer qu'une autre gestion locale est possible.
Débat ouvert à toute la population Rendez vous le vendredi 15 mars, 20 h 30, Salles des associations du Passage Chabrier à Saint-Pierre.

Le Groupe 100% à gauche à Saint-Pierre-des-Corps Suivez-nous aussi sur Twitter @100gaucheSPDC

Nico37
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Message non lu par Nico37 » 12 mars 2013, 02:33:34

Image

Des licenciements par milliers, des milliards pour les actionnaires ! Refusons l’austérité !

Goodyear, PSA, Arcelor, Virgin, Sanofi, Candia, Petroplus, Renault, Presstalis, Air France, Alcatel... la liste des fermetures d’entreprises et des charrettes de licencie- ments n’arrête pas de s’allonger !
Depuis le début de la crise et le coûteux sauvetage des banques, plus de 500 000 emplois ont été détruits en France ! Les plans de licenciements se sont même accélérés depuis septembre - alors que le gouvernement a décidé de distribuer 20 milliards d’aides sans contreparties aux grandes entreprises !
Pour le patronat, la crise et le chômage massif représentent l’occasion idéale pour baisser le «coût du travail» et précariser les salarié-e-s. Le récent accord sur la pseudo-sécurisation de l’emploi, va encore lui faciliter la tâche pour continuer ce massacre social.

Criminalisation, répression et mesures bidons... Patrons et gouvernement ce sont eux les casseurs !

Les mesures du gouvernement mettent les travailleur-e-s en concurrence : c’est le cas à Basse-Indre où le choix du pacte compétitivité-emploi met le site en concurrence avec celui de Florange.
Le gouvernement socialiste propose l’austérité, la précarité et une répression très dure envers les travailleur-e-s qui oseraient résister. La violence est du côté des actionnaires, qui après avoir confisqué les richesses produites par les salarié-e-s, n’hésitent pas à briser leur vie et celle de leur famille.
Criminaliser les résistances du mouvement social pour protéger les intérêts capitalistes et pointer les travailleur-e-s comme fautifs car pas assez productifs montre à quel point les socialistes ont choisi leur camp dans la lutte des classes !

Résister ! Contre-attaquer !

Face aux attaques massives, les salarié-e-s luttent. Les Goodyear d’Amiens ont réussi à repousser la fermeture de leur site depuis 2007. Les ouvrier- e-s lorientais de la SBFM ont réussi à contraindre Renault à les reprendre dans la “maison mère”. Les ouvrier-e-s du livre de Presstalis multiplient les grèves contre des suppressions de postes massives. Cette résistance ouvrière bien réelle, montre à ceux qui en doutent que le rapport de force peut basculer !
Les limites des résistances actuelles sont le manque de coordination des travail- leur-e-s en lutte et un véritable outil syndical, résistant à un patronat plus fort que jamais. Le mouvement syndical, fortement divisé et faiblement implanté dans les entreprises privées, n’est pas à la hauteur de la situation sociale.
Nous devons au contraire opposer une solidarité sans faille des travailleuses et des travailleurs qu’ils soient français ou immigrés sans distinction.
Les différents mouvements de luttes portent des revendications comme l’interdiction des licenciements boursiers, la nationalisation de certaines industries (Arcelor-Mittal, Chantiers Navals STX...)
Mais il faut aller plus loin face au rouleau compresseur capitaliste. Les diktats libéraux de la Banque Centrale Européenne, de la Commission Européenne et du FMI partagés par les gouvernements doivent être combattus !
Il faut poser la question du pouvoir dans l’entreprise : les travailleur-e-s produisent la richesse, ils doivent donc prendre en main la production, la gérer de manière démocratique et mettre à bas les hiérarchies dans le travail !
Les militant-e-s anticapitalistes d’Alternative Libertaire et du Nouveau Parti Anticapitaliste proposent d’en débattre…

DÉBAT
avec Julien GONTHIER - salarié de l'industrie - Alternative Libertaire
et Philippe POUTOU - ouvrier chez Ford - NPA
vendredi 12 avril à 20 H
Manufacture - 11 bd Stalingrad à NANTES - Tram 1 arrêt Manufacture
Nous contacter :
NPA : contact@npa44.org
Alternative Libertaire : nantes@alternativelibertaire.org

Nico37
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Message non lu par Nico37 » 12 mars 2013, 18:21:13

Marseille : au delà des affaires, un système entier à mettre en procès ! Kevin V. article à paraître dans Tout Est à Nous du 13/04/2013

Roland Balalas aura agité la semaine judiciaire Marseillaise. Ancien attaché parlementaire de Sylvie Andrieux, députée PS des quartiers Nord, il est le grand absent du « procès Andrieux » qui s’est ouvert le lundi 4 Mars. Accusée d’avoir détourné 740 000€ de subventions publiques à des fins électorales, la socialiste pourrait s’en sortir de par l’absence de son ancien collaborateur, récemment victime d’un AVC. Après une semaine de procès, l’ensemble des prévenus auront donc accusé le grand absent, laissant un peu de répit à l’élue.

Des décennies de clientélisme à mettre en procès

Derrière les péripéties judiciaires, c’est un système politique qui connaît une nouvelle crise. Les frères Guérini, Ciot (le nouveau dirigeant du PS13), Andrieux, Jibrayel (autre député des quartiers Nord sous le coup d’une enquête préliminaire) autant de dirigeants PS qui, à quelques mois des primaires locales, seraient mouillés dans diverses affaires. Quant aux autres élus, tout le monde se tient à carreau en espérant ne pas voir son nom évoqué. En résumé, le procès Andrieux c’est l’histoire de petits « caïds » locaux, propulsés au rang de leader d’opinion, qui se sont vu octroyé des fausses subventions votées au conseil régional en échange de leur participation à la campagne du « parrain » Andrieux. C’est le système du « donnant-donnant » entre élus et -vraies ou fausses- associations qui devrait être mis en procès : un coup de pouce sur une subvention ou un logement en échange d’une réunion publique organisée sur le quartier ou d’un collage d’affiche. Depuis l’époque de Defferre, l’ancien maire, les socialistes sont, de notoriété publique, devenus maîtres en la matière.

Au delà de la réponse judiciaire, quelles propositions politiques ?

Plus qu’une sanction judiciaire, la condamnation de l’élue ne peut être une victoire qu’à la condition de relancer véritablement le débat politique. L’octroie de biens publiques restant conditionnée par la relation entretenue avec l’élu du coin, aucune refondation du système politique n’est envisageable. A ce débat, il faudra dépasser les solutions judiciaires pour mettre enfin le pouvoir décisionnel dans les mains des premiers concernés : les habitants des quartiers. Il faudra surtout affronter l’insécurité sociale qui maintient les associations et les habitants dans la précarité, les obligeant à participer à ce système. Les diverses mobilisations récentes d’associations et d’habitants des quartiers, choisissant la voie de l’action collective pour leurs droits plutôt que la négociation clientéliste, le réveil d’une partie de la presse locale face au retour de Bernard Tapie aux affaires, sont des points d’appui pour une confrontation à des décennies de clientélisme dont les Marseillais semblent dégoûtés.

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Message non lu par Nico37 » 13 mars 2013, 16:07:01


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Message non lu par Nico37 » 14 mars 2013, 16:02:41

Boynes (Loiret) : un désastre industriel de l'agroalimentaire Hebdo Tout est à nous ! 185 (07/03/13)

Alors que les scandales autour de l’agroalimentaire se multiplient, la restructuration du secteur continue, avec la complicité des pouvoirs publics.

Le démantèlement du groupe volailler Doux, et sa reprise partielle par le groupe Duc, en est l'illustration. Lors du dépôt d'offres de reprise du groupe volailler Doux en redressement judiciaire, Montebourg estimait que « le compte n'y est pas dans les offres », « toute solution qui séparerait les actifs des sites n'est pas envisageable »…

Deux mois plus tard, le groupe est démantelé, et 1 000 emplois sur 1 700 sont supprimés.

À Boynes (Loiret), sur 172 salariéEs, 96 sont conservéEs. TouTEs les salariéEs sous statut handicapé, une partie des salariéEs étrangerEs et la majorité des salariéEs syndiquéEs (46 des 58 à la CFDT) sont envoyés à Pôle emploi.

Une vraie liste noire… avec l'accord de l'inspection du travail et des pouvoirs publics.

Depuis le rachat par Duc et le départ de 85 personnes, les conditions de travail se sont encore détériorées : cadences infernales, surcharge de travail, non-remplacement des congés ou arrêts maladie. C'est la flexibilité totale – on sait à quelle heure on commence, mais pas à laquelle on termine – et il n'est pas question d'heures supplémentaires.

Si tout va très mal pour les salariéEs, les patrons, eux, sont choyés.

Même si la Commission européenne va diminuer de moitié ses subventions, elles devraient encore se monter à plusieurs dizaines de millions d’euros, sans parler du « crédit d’impôt compétitivité et emploi » du gouvernement, ni des subventions de la région et du conseil général. Mais, gare à la révolte. Mi-février, dès 4 heures du matin, une partie du personnel a monté devant les portes de l’usine un piquet de grève aux cris de « Halte aux cadences infernales » !

Correspondant

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Message non lu par Nico37 » 16 mars 2013, 12:03:05

A propos du "Manifeste écosocialiste" du Parti de Gauche (.pdf) Daniel TANURO

Auteur de L’impossible capitalisme vert, Daniel Tanuro propose dans cet article une analyse du Manifeste écosocialiste [1] du Parti de gauche. Mettant en évidence les avancées réelles contenues dans ce texte mais aussi ses limites, il contribue ainsi au débat crucial sur la nécessaire stratégie écosocialiste.

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Message non lu par Nico37 » 17 mars 2013, 14:30:01


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Message non lu par Nico37 » 18 mars 2013, 17:22:20

La nouvelle ligne papaphile de la direction du PCF 17/03

Ils sont vraiment formidables à la direction du PCF. Voici tout ce qu'ils trouvent à dire sur la désignation du nouveau pape....
Les cardinaux viennent de désigner un nouveau Pape, il s'agit d'un moment important pour les catholiques de toute la planète.
Ce choix inédit montre la place grandissante occupée par l'Amérique Latine dans le monde, même si l'immense volonté émancipatrice affirmée par les peuples s'y est heurtée dans le passé à l'hostilité de divers responsables catholiques. Mais sans préjuger de la suite, la priorité aux pauvres qui semble avoir marqué le parcours du nouveau pape soulève une espérance chez de nombreux catholiques et au-delà : celle d'un fil renoué avec l'ouverture au monde du Concile Vatican II, ouvert par Jean XXIII. Dans ses premiers mots, le pape François en a appelé à une "immense fraternité" dans le monde. Il s'agit d'un défi majeur de notre temps, d'une aspiration qui travaille toute l'humanité.
Quotidiennement, nous mesurons la profondeur de la crise de civilisation, qui frappe les peuples, soumise à la tempête perpétuelle du capitalisme, à ses désastres sociaux et à ses conflits meurtriers. D'urgence, il y a besoin que des forces et des consciences se dressent, afin que les hommes et les femmes de notre monde puissent ouvrir ensemble un avenir fraternel.
Les communistes sont décidés à le construire, avec tous ceux et toutes celles qui veulent faire grandir la justice et la paix, qui sont épris de dignité humaine et d'égalité des droits pour toutes et tous, dans toutes les dimensions de l'existence. C'est pourquoi, en toute laïcité, dans le rejet de tout "ordre moral", nous avons de l'intérêt pour la parole de l'Eglise et pour les actes des croyants. Parlons de fraternité.
Pierre Dharréville, responsable de la commission "République, démocratie et institutions" au PCF.
On attend avec impatience la réaction des camarades Mélanchon, Piquet et Grond pour savoir si le Front de Gauche adhère à cette vision de la religion pour le moins hétérodoxe du point de vue marxiste, sans parler de l'absence de position sur le rôle ou plus exactement le silence de la hiérarchie catholique lors de la dictature Vidéla en Argentine.
François, un Pape de combat… contre la gauche d’Amérique Latine 15/03

Le nouveau souverain pontife est présenté comme « progressiste modéré ». Mais derrière l’image du Pape humble et proche des nécessiteux, il y a un farouche réactionnaire, fermement opposé aux réformes sociétales de gauche en Amérique Latine et un peu trop proche de certains dictateurs militaires.

(...)

Nico37
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Re: Le NPA

Message non lu par Nico37 » 19 mars 2013, 15:24:21

Bordeaux : Philippe Poutou se frotte à la voiture de Hollande 16/03

Image insolite lors de l'inauguration du pont Chaban : Philippe Poutou (NPA) a pris la pause devant voiture du président

Cette image insolite est signée de notre photographe Fabien Cottereau. Lors de l'inauguration du pont Jacques Chaban-Delmas à Bordeaux, ce samedi matin, Philippe Poutou, l'ex-candidat du NPA à la dernière présidentielle, a pris la pose, peu avant la fin de la cérémonie, devant la voiture officielle de François Hollande. Une photo qui viendra enrichir la collection du plus célèbre employé de l'usine Ford de Blanquefort.

Quoi qu'il en soit, à la suite de cette séance photo improvisée, les services de sécurité du président de la République ont enlevé le fanion tricolore qui ornait la voiture. Sans doute pour passer incognito...

Nico37
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Re: Le NPA

Message non lu par Nico37 » 20 mars 2013, 16:45:48

AÉROPORT DE NOTRE-DAME-DES-LANDES UNE LUTTE ANTICAPITALISTE ! Sandra Cormier Revue Tout est à nous ! 40 (février 2013)

Premier affrontement d’envergure avec le gouvernement et sa politique, le mouvement d’opposition à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes relance le débat sur les alternatives possibles au système capitaliste et ouvre des perspectives sur les formes de lutte à adopter.

un certain nombre d’enseignements peuvent déjà être tirés du mouvement d’opposition à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. La répression violente et massive des opposant-e-s, au mois d’octobre 2012, par un gouvernement dit « de gauche » a été un facteur important. Le mouvement a alors pris un caractère national. Celui-ci se déroulant sur les terres mêmes du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, le mouvement a parallèlement et rapidement cristallisé les mécontentements et tensions à la gauche du PS, vis à vis de sa politique sociale, économique et environnementale. Enfin, dans un contexte plus global de crise du capitalisme, alors que le PS a ratifié le pacte budgétaire, préparant ainsi aux classes populaires une nouvelle cure d’austérité pour payer la dette, ce projet est devenu le symbole d’une politique en faveur des plus riches.

Les manifestations contre l’aéroport ont évolué en manifestations de protestation contre le pouvoir, à peine six mois après la mise en place du gouvernement PS. Le mouvement a alors changé de nature. Alors qu’on ne l’attendait pas vraiment, il est venu s’inviter dans l’actualité sociale comme le premier affrontement d’envergure au gouvernement et à sa politique, nous rappelant par là-même que l’étincelle peut venir de n’importe où et qu’il est difficile de prévoir à l’avance d’où elle jaillira.

Des espaces d’élaboration politique

Le développement du mouvement, l’attraction qu’il suscite, reposent également sur la dimension alternative qu’il incarne, notamment pour une jeunesse précarisée et sans perspectives. Cette lutte se distingue en effet par les espaces qu’elle a réussi à créer en termes d’échanges et d’élaboration politiques. Des espaces au sein desquels les opposants au projet débattent du pouvoir, d’anti-sexisme, d’économie, d’écologie... Cette lutte est également le lieu d’expériences autogestionnaires, au sein desquelles se développent d’autres formes de production et de consommation. Un « vivre autrement » qui répond également à des besoins immédiats. Plus largement, ce mouvement renvoie à la possibilité d’un autre monde, quand bien même l’expérience reste limitée politiquement, car aussi bien dans ces formes de résistance qu’à travers l’expérimentation de pratiques alternatives, il pose des problèmes globaux dans une dimension anticapitaliste.

Au-delà de ces aspects, ce mouvement nous amène également à prendre en compte le rôle que peuvent jouer les luttes locales dans le développement d’une conscience politique anticapitaliste. Les mouvements locaux s’organisent le plus souvent autour d’éléments concrets, matériels, comme c’est le cas ici avec l’aéroport et ses conséquences. De par leur plus grande proximité avec les lieux de vie et enjeux quotidiens des populations, ils paraissent plus accessibles. Dit autrement, pour beaucoup de gens, il apparaît plus facile et possible de peser sur la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, ou sur le TGV Lyon-Turin, que de s’attaquer aux marchés financiers.

Dans le cadre d’un système opaque comme le capitalisme, ces luttes constituent des points d’ancrage, sur lesquels il est possible de développer une argumentation politique, de proposer des perspectives. En résumé, la construction d’un aéroport, le maintien de centrales nucléaires abritent des choix de société. Lutter contre l’aéroport, c’est donc aussi lutter pour une véritable transformation écologique et sociale, lutter contre le capitalisme. Ici, il n’est pas question de luttes « Nimby »1, égoïstes. Au contraire, l’espace local est l’espace à partir duquel se construisent résistances et alternatives plus globales. Et dans une certaine mesure, ces luttes nous mettent à l’épreuve, en tant que militant-e-s anticapitalistes, dans notre capacité à articuler enjeux locaux et globaux, questions sociales et environnementales en proposant une véritable alternative au capitalisme.

Convergence des luttes

La réunion des comités des 15 et 16 décembre derniers a d’ailleurs mis en évidence combien ce mouvement devient, par son caractère exemplaire, le catalyseur d’un certains nombre de luttes locales, et comment il contribue à les faire converger. On y retrouve les opposants aux lignes ferroviaires à grande vitesse (LGV), au gaz de schiste, au nucléaire, aux lignes à très haute tension (THT)... Une solidarité trans-locale rendue notamment possible par les rencontres contre les « grands projets inutiles et imposés ».

Cette convergence s’articule principalement autour de l’écologie radicale, la critique du productivisme, la décroissance. Une victoire à Notre-Dame-des-Landes serait d’ailleurs un signal pour l’ensemble de ces mobilisations, et par extension pour l’ensemble du mouvement social. Un signal que la victoire est possible ! Ces éléments mettent en évidence la porosité croissante des luttes, également visible au travers des modes d’action. L’occupation des lieux, qui a une place centrale dans le mouvement de Notre-Dame-des-Landes, entre en résonance avec les formes d’occupation de l’espace public mises en œuvre par d’autres mouvements comme celui des Indignés, Occupy ou les manifestants de la place Tahrir au Caire. Ce transfert d’expériences est également présent au cœur du tissu militant qui compose le mouvement, que ce soit par le biais des agriculteurs qui se sont battus au Larzac, ou des Zadistes qui ont combattu pour beaucoup le contrat première embauche (CPE). Cette porosité des luttes est un élément que nous ne devons pas sous-estimer, parce qu’il permet de comprendre en quoi ce mouvement, par son exemplarité, est fondamental pour tous les autres. o

1. Acronyme de l’expression « Not In My Backyard », qui signifie « pas dans mon jardin ».

Au cœur de la Zad, l’alchimie d’un mouvement

Le mouvement de résistance à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui sans le soutien populaire dont il bénéficie. Une solidarité essentielle dans le cadre d’une stratégie d’occupation. Tous les jours, des gens viennent sur la zone d’aménagement différée (Zad), devenue zone à défendre, afin d’apporter leur soutien aux occupant-e-s, par leur présence ou par une aide logistique. Mais la principale force du mouvement de résistance est avant tout le produit d’une symbiose entre ses principaux acteurs. Si la cohabitation entre les « historiques », paysans du cru et jeunes Zadistes, n’a pas toujours été facile, elle constitue aujourd’hui le principal ressort de la lutte. Cette union entre deux mondes, qui paraissent a priori éloignés, est le produit de liens patiemment tissés depuis ces dernières années. Les violences policières d’octobre dernier ont parachevé ces liens. Les ordonnances d’expulsions également, puisque agriculteurs et Zadistes partagent à présent la même situation d’illégalité.

Deux aspects majeurs fondent l’union entre ces deux composantes. En premier lieu, le profil du tissu militant. Les agriculteurs présents dans le mouvement se définissent comme des « paysans travailleurs ». Ces paysans ont toujours eu un lien important avec le mouvement ouvrier. Ils ne s’identifient pas au statut de chef d’exploitation, se définissant même comme des « passeurs de terre », à l’instar de Michel Tarin, figure historique du mouvement. Ce qui les rapproche des jeunes Zadistes, lesquels s’opposent à toute forme de propriété capitaliste. Les agriculteurs sont également porteurs d’une tradition syndicale ouvrière et paysanne, caractéristique de la Loire-Atlantique. Ils sont très politisés, à l’instar des jeunes Zadistes, qui pour certains ont combattu le contrat première embauche (CPE) ou milité au sein de la mouvance autonome. Certains des agriculteurs ont été acteurs du mouvement de résistance au Larzac, dans les années 1970. Au côté de Bernard Lambert1, ils ont participé à la construction du mouvement « paysans travailleurs », qui donnera naissance à la Confédération paysanne.

Le deuxième aspect repose sur une critique partagée du modèle de production et de consommation capitaliste, dont l’enjeu principal est la terre et son utilisation. On a donc des populations agricoles et des jeunes urbains qui se battent ensemble pour la préservation de la « terre nourricière » et, par extension, pour le droit à l’autoproduction, dans un contexte ou l’accès à celle-là est rendue difficile par la spéculation dont elle fait l’objet. Au-delà de ces aspects, les opposants partagent la même conviction que le modèle de développement tel que nous le connaissons est dépassé.

1. Bernard Lambert (1931-1984) est un agriculteur, homme politique, syndicaliste agricole à l’origine de la création de la Confédération paysanne et grande figure des luttes paysannes dans l’Ouest de la France au cours des années 1970.

Nico37
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Re: Le NPA

Message non lu par Nico37 » 22 mars 2013, 02:17:35


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Message non lu par Nico37 » 22 mars 2013, 13:25:34

LOGEMENT : INTERDIRE LES EXPULSIONS Hebdo Tout est à nous ! 187 (21/03/13)

Le gouvernement a reporte la fin de la trêve hivernale au 30 mars. Il était difficile de faire moins, vu le froid et la neige. Ce report de 15 jours de la date des possibles expulsions souligne l’extrême précarité de celles et ceux qui sont sous le coup d’une décision de justice, qui craignent la venue de l’huissier, de la police, qui peuvent voir en un instant leur monde basculer, comme leurs affaires jetées sur le trottoir.
Le 30 mars, les expulsions locatives vont pouvoir reprendre. Cécile Duflot s’était engagée à ne plus faire dépendre du froid la politique de l’hébergement. Manifestement on en est encore là !

Le prix humain et financier de l’expulsion

Les lieux d’hébergement sont saturés, particulièrement dans la région parisienne. Le 115 est une machine aveugle, qui décourage tous ceux qui s’y confrontent, qui fonctionne sur une logique qui n’a rien à voir avec les besoins des personnes qui sont contraintes d’y avoir recours. La DRIHL (chargée de gérer l’hébergement pour la région parisienne), une fois les résidences et foyers pleins, sous-traite les places d’hébergement auprès de prestataires privés, associatifs ou non, qui proposent des places d’hôtel dans les périodes creuses du tourisme : l’exclusion du logement nourrit ainsi des organismes qui assurent leurs fins de mois. Et puisque c’est géré régionalement, une famille d’Aubervilliers, banlieue nord, peut se voir proposer une nuit d’hôtel en banlieue sud pendant qu’une autre de Viry-Châtillon est affectée à Garonor, zone industrielle du nord. Inutile de dire que les conditions de vie d’une famille dans un lieu où elle n’a pas le droit de cuisiner par exemple sont particulièrement difficiles. Sans parler de vouloir emmener les enfants dans leur école. Ceci peut durer des années pour un prix exorbitant. Bref c’est la loi du marché qui prime.
Avec la fin de la trêve, les places mobilisées pendant l’hiver vont être fermées. La situation va s’aggraver inévitablement, parce que les difficultés rencontrées par les familles ne vont pas disparaître avec les beaux jours et que les expulsions locatives vont reprendre. Plusieurs habitants, en Seine-Saint-Denis, expulsés d’immeubles insalubres ces dernières années et hébergés depuis à l’hôtel, ont reçu du prestataire un avis de fin de la prise en charge pour le 15 mars. Émotion, mobilisation : les pouvoirs publics interpellés garantissent qu’il n’y a aucune menace de rupture des prises en charge pour le moment. Mais la méfiance et l’inquiétude sont grandes.

Moratoire et réquisition

Les représentants de la Fondation Abbé-Pierre et de la fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale ont revendiqué un moratoire sur les expulsions locatives dans une tribune publiée le 12 mars dans Libération. La manifestation traditionnelle des associations mobilisées sur la question du logement samedi 16 mars revendiquait la fin de cette pratique barbare. Mais le gouvernement n’a pas voulu recevoir de délégation à cette occasion.
Autre sujet d’inquiétude : Cécile Duflot ne parle plus de réquisition d’immeubles vides. Elle avait annoncé les premières pour décembre 2012. En décembre, elle renvoyait cette perspective à la fin de la trêve hivernale. Et aujourd’hui plus rien… Les sous-préfets, qui ont été mobilisés pour établir des listes d’immeubles vides, disent aujourd’hui, du bout des lèvres, qu’il y a des difficultés juridiques. Tout cela sent le recul à plein nez.
Pas d’expulsion sans relogement
Il faut interdire les expulsions qui assassinent celles et ceux qui en sont victimes et qui coûte très cher à la collectivité. Il faut interdire les expulsions parce que le droit au logement doit être inaliénable comme le droit à l’eau et à l’énergie.
C’est le seul moyen de mettre la priorité absolue sur le maintien dans le logement (ou dans un autre, sans passage par l’hôtel) et de mettre en œuvre les procédures qui existent pour le locataire (traitement du surendettement, aides…) et pour les propriétaires (assurances, fonds de garantie des conseils généraux). Refuser cette interdiction, c’est avouer être prêts à laisser grossir la foule des SDF.

Nico37
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Re: Le NPA

Message non lu par Nico37 » 23 mars 2013, 15:25:27

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Message non lu par Nico37 » 24 mars 2013, 16:32:40

Mariage pour tou.te.s : le combat continue  ! MALLET Manue, VINCENT Yannick, DAMAMME Anastasia, MOINDREAU Chloé Hebdo Tout est à nous ! 187 (21/03/13)

Mardi 12 février, l’Assemblée nationale a adopté la loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de personnes de même sexe, avec 329 votes pour et 229 contre.

Le texte sera examiné au Sénat à partir du 2 avril.Les socialistes se targuent d’avoir fait faire un grand pas à la société… Leur hésitation et leur frilosité ont fait plutôt avancer les homophobes et les réacs. Première concession, exit l’ouverture de la PMA aux couples de femmes (légalisée pour les couples hétéros), et les trans, comme toujours, sont oubliéEs.

Sans revenir sur les propos tenus par tous les réacs de la terre, des religieux aux politiques en passant par les «people», le gouvernement laisse le temps aux opposants de s’organiser, de polémiquer, d’insulter les homos et les trans. Jamais une «  minorité  » n’aura été autant attaquée ces dernières années, hormis peut-être les musulmans et les Roms. Et même si l’homophobie est sanctionnée par la loi, l’idée qu’une différence ne donne pas droit à l’égalité s’est répandue tranquillement. Au lieu de se sentir confiants, les homos et les trans ont dû, au mieux polémiquer, au pire faire le dos rond et encaisser. SOS Homophobie a enregistré un afflux record d’appels (plus de 30 % d’augmentation) durant toute la période des débats.

Pour un mouvement antihomophobe

Avec le vote devant le Sénat, les homophobes continuent leur logorrhée. Un des derniers exemples est Sarkozy lui-même en nostalgie de vedettariat  : «  Avec leur « mariage pour tous », la procréation médicalement assistée, la gestation pour autrui, bientôt ils vont se mettre à quatre pour avoir un enfant. Et, plus tard, quand il demandera qui sont ses parents  ? On lui répondra  : « désolé, il n’y a pas de traçabilité » (…) Le sujet du moment, c’est la traçabilité du bifteck. Tout le monde veut savoir s’il y a du cheval dans ce qu’on mange  ». (Dans Valeurs actuelles, le 7 mars).

Les partisans de la si mal nommée «  manif pour tous  » se préparent à défiler le dimanche 24 mars et à faire sit-in. Frigide Barjot affirme  : «  on ne partira pas tant qu’il ne se passera pas quelque chose  », «  nous resterons jusqu’à être entendus  ». Nous entendons nos ennemis. La question est de s’organiser pour les combattre. Pour cela, un «  mouvement  anti­homophobe  » constitué d’associations, politisées ou non, avec diverses radicalités, s’est déjà formé le 27 janvier dernier. Il s’agit de continuer ensemble.

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