Le NPA

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Georges
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Message non lu par Georges » 02 juil. 2011, 21:00:00

Et je suis sûr que tes gentils voisins sont contre l'avortement et pour la peine de mort.

Nico37
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Message non lu par Nico37 » 03 juil. 2011, 16:27:00

Clermont-Ferrand - Un nouveau départ pour le NPA


Suite à un vote interne national le week-end dernier, le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) du Puy-de-Dôme a décidé à 81 % de s'unir avec les partis de la gauche de la gauche.


NPA unitaire, c'est le nom encore non officiel du nouveau courant du parti qui ont décidé d'unir leurs forces dans le Puy-de-Dôme avec un maximum de formations comme le Front de gauche. « Il s'agit, entre autres, d'une stratégie pour les législatives, explique Florent Naranjo, militant de 27 ans. Tout seul, on ne peut pas y arriver. » Si au niveau national, 40 % de la formation politique s'est exprimé en faveur de l'union avec les autres mouvements de gauche hors Parti socialiste, le Puy-de-Dôme y est favorable à plus de 80 %.


L'appellation change, mais les idées restent les mêmes. Lutte contre la destruction des services publics, le combat contre le racisme d'État et la construction d'une vraie gauche demeurent les axes de bataille de ce mouvement.


« La pratique unitaire fait qu'on a réalisé 15 % aux élections municipales à Clermont-Ferrand en 2008 », rappelle Alain Laffont, porte-parole du NPA. « Au lieu d'un peu plus de 8 % en 2001. »


La Montagne

Nico37
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Message non lu par Nico37 » 05 juil. 2011, 00:41:00

APRÈS LA CONFÉRENCE NATIONALE DU NPA....TRIBUNES DES 3 POSITIONS
Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 109 (30/06/11)


POSITION A
Une campagne de tout le parti, pour se tourner vers l’extérieur !
La conférence nationale du NPA des 25 et 26 juin 2011 a décidé que s’exprime sur le terrain électoral en 2012 une force anticapitaliste, indépendante du PS et de ses alliés, porteuse d’un programme d’urgence sociale, écologique, féministe, internationaliste, un programme pour les luttes et leur généralisation, autour de son candidat Philippe Poutou. Décidant ainsi de faire entendre, lors de cette échéance centrale, une voix qui condamne les politiques d’austérité menées par la droite comme celles menées par la gauche. Une voix qui, quelques mois après la catastrophe de Fukushima, exige sans ambiguïté de sortir du nucléaire et de mettre en place un service public de l’énergie sous le contrôle des salariéEs et de la population. Une voix qui lutte contre toutes les discriminations et pour l’égalité des droits et des salaires entre femmes et hommes, communautaires et étrangers, homos et hétéros, valides et personnes handicapées. Une voix, qui s’appuyant sur leurs mobilisations, défende les intérêts des salariéEs contre les suppressions d’emplois, pour l’interdiction des licenciements, le partage du temps de travail et pour des augmentations de salaires. Une voix qui propose une véritable rupture anticapitaliste.


À travers la préparation de cette CN, dans un débat souvent âpre, des divergences, des désaccords de fond ont vu le jour. Encore faut-il prendre le temps d’une véritable discussion dans tout le parti pour prendre la mesure de ces désaccords. Tactiques ou stratégiques ? Appréciations différentes de notre projet de fondation ? Divergentes ? Ces désaccords n’ont pas été tranchés dans cette conférence nationale qui avait pour unique objectif de définir notre démarche politique pour les élections de 2012. Dans cette discussion difficile, nous avons lu ou entendu, ici ou là, des phrases définitives sur les supposés projets des uns et des autres, des caricatures insupportables. Pour notre part, nous pensons que les désaccords actuels au sein du NPA, désaccords qu’il faudra discuter, trancher ne sont pas pour nous incompatibles avec une construction commune. Tout le monde, toutes celles et ceux qui se sont inscrits dans le cadre du projet fondateur du NPA peuvent et doivent travailler ensemble. C’est la base pour discuter et agir dans notre parti. Toutes ces questions, nous les discuterons au sein du NPA pour le prochain congrès. Aujourd’hui, il faut agir ensemble, des comités de base à la direction. C’est la condition pour pouvoir faire front, faire la campagne et remonter la pente.


Nous pensons qu’il existe un socle commun suffisamment fort pour que nous puissions nous mettre d’accord sur le contenu de ce que nous allons défendre ensemble et rassembler le parti autour de sa campagne. Nous avons devant nous une bataille difficile et bien des obstacles à surmonter. Mais nous sommes convaincus que bien des militantes et militants autour de nous comprennent l’importance qu’il y a que notre parti puisse être présent dans la prochaine bataille électorale.


Dans un premier temps, nous devons réussir à surmonter le barrage des 500 parrainages d’élus qu’une loi antidémocratique nous impose. Créer les conditions en interne pour la réussite de cette tâche immédiate, c’est une urgence et une responsabilité collective.


L’heure est au rassemblement de notre parti pour donner un contenu concret et vivant à nos principes fondateurs, redonner toute sa dynamique à notre projet commun, projet qui, plus que jamais, a pour vocation d’entrer en résonance avec la révolte des IndignéEs de l’État espagnol et de Grèce, celle des peuples d’Europe et du monde arabe, avec toutes celles et ceux qui se battent et résistent contre ce système et les crises qu’il engendre.


POSITION B
Extraits de la déclaration des quinze membres du CE de la position B, après discussion collective des déléguéEs à la CN.


Anticapitalistes, féministes et unitaires. Pour un écosocialisme du 21e siècle


Sous l'impulsion d'une nouvelle majorité de direction, la conférence nationale du NPA tourne le dos au projet de rassemblement des anticapitalistes et à toute perspective unitaire. Ce faisant, elle va au-delà d'un simple positionnement pour l'élection présidentielle. […]


Cet isolement proclamé et programmé ne peut conduire qu’à une impasse et privera le NPA de toute capacité de peser sur les débats qui naîtront des grandes échéances à venir. […] La crise du capitalisme, ses effets d’endettement et d’austérité en Europe, les menaces climatiques et environnementales et la crise alimentaire latente qu’elles entraînent, la raréfaction des ressources et les risques de guerre qu’elles font peser, la brutalité des politiques menées par la droite et par la social-démocratie, les soulèvements et résistances qu’elle provoque, de la Grèce à l’Espagne, de la France à l’Italie, la montée de l’extrême droite, le printemps arabe et la catastrophe lente et inexorable de Fukushima ; la situation est inédite, mouvante et contradictoire. Dans ce contexte, il nous faut être encore plus un parti ouvert, capable de […] porter un projet de rassemblement anticapitaliste indépendant du PS s’adressant aux animatrices et animateurs du mouvement social sans contourner les forces et les courants politiques. Nous souhaitons que la droite et le FN soient battus en 2012. Il s’agira alors de regrouper, dans un bloc d’opposition de gauche, les forces sociales, écologistes et politiques qui refuseront de participer ou de soutenir la politique menée par les socio-libéraux. […] C’est l’objet d’une bataille politique permanente avec comme programme un plan de rupture anticapitaliste et écosocialiste, à partir du document adopté lors de notre dernier Congrès, Nos réponses à la crise.


Concernant les possibilités d’un accord électoral avec d’autres forces pour la présidentielle de 2012, nous continuons d’affirmer qu’une candidature unique de rassemblement à gauche du PS était souhaitable. Mais pour nous, tout accord électoral suppose que toutes les composantes affirment clairement l’impossibilité de gouverner avec le PS et de constituer avec lui une majorité parlementaire. Force est de constater que ces conditions n’ont pas pu être réunies avec le Front de Gauche. Nous pensons qu'une politique offensive du NPA aurait pu faire bouger les lignes Nous constatons également qu'il existe de nombreux courants et militantEs d'accord avec nous, qui ne se résignent pas à la division qui règne à la gauche de la gauche et qui refusent la perspective d'un accord gouvernemental avec le social-libéralisme. Au contraire d'une politique de dénonciation et d'auto-affirmation contre-productive, il faut donc poursuivre la confrontation politique pour peser dans la reconstruction/recomposition du mouvement social et politique (luttes sociales, élections législatives notamment).


Si nous reconnaissons le résultat du vote des militantEs, nous ne pouvons assumer les conséquences des décisions de cette CN : celles d’une posture identitaire d’un NPA n’ayant plus aucun lien avec son projet fondateur […]


Au cours de la conférence nationale la quasi-totalité des déléguéEs de la position A a voté contre un amendement qui proposait d'intégrer à leur texte une référence à Nos réponses à la crise, document programmatique majoritairement adopté au dernier congrès. Ils ont aussi exclu que le NPA soit représenté par une de ses porte-parole à l'élection présidentielle. Cela ne manquera pas d'être reproché à une organisation féministe qui avait enfin l'occasion de présenter une candidate.


Nous ne nous reconnaissons pas dans le démarrage de cette campagne électorale qui ne rassemble pas notre parti. Nous continuerons à prendre toute notre place dans celui-ci, tout en défendant d'autres choix.


À l'issue de cette conférence nationale qui a vu s'affirmer une opposition qui rassemble 40% des militantEs et des déléguéEs, nous appelons les camarades qui se reconnaissent dans cette orientation pour le NPA à s’organiser en un courant, anticapitaliste, écosocialiste, féministe et unitaire. Nous organiserons une assemblée constitutive de ce courant en octobre. […]


Version intégrale ici :


http://www.npa2009.org/content/déclarat ... a-position…


POSITION C
Pas d’issue sans stratégie ni programme révolutionnaires  !
La situation montre que, pour être utile aux travailleurs et à la jeunesse, il ne suffit pas d’encourager les luttes. Après la vague de processus révolutionnaires dans les pays arabes, une crise politique majeure couve en Grèce, maillon le plus faible de l’Union européenne. Face à un monstrueux plan d’austérité, la mobilisation de dizaines de milliers d’indignés, les journées de grève générale, l’encerclement du Parlement n’ont pas permis d’arrêter le « socialiste » Papandréou. Or le régime grec menace les prolétaires de toute l’UE. En France, les suppressions d’emplois pleuvent, PSA a annoncé la fermeture d’Aulnay et Sevelnord, le management impose des cadences infernales, le gouvernement veut forcer les chômeurs à travailler pour une bouchée de pain, les immigrés sont dénoncés comme boucs émissaires et pourchassés... et Sarkozy promet pire encore sous prétexte d’éviter la situation grecque !


Pour ouvrir une issue politique à celles et ceux qui luttent, nous avions proposé aux camarades de doter le NPA d’un programme révolutionnaire. Lors du vote non contradictoire, nous nous sommes abstenus sur le texte A, avons voté contre le texte B (qui proposait de poursuivre les discussions avec le Front de gauche). Nous avons été choqués de voir que la quasi-totalité des délégués de la position A (y compris la majorité de la P2) ont joint leur voix à la B pour voter contre notre texte C, alors que, lors des AG électives, certains avaient dit être d’accord sur l’essentiel avec la position C, afin de convaincre les hésitants de voter « tactiquement » pour la A.
Le texte A ayant obtenu une courte majorité absolue sur du flou (une campagne se faisant l’écho des luttes, mais sans stratégie ni programme), nous avons adopté d’emblée une démarche constructive en proposant à la conférence nationale de le clarifier sur des points clés :
1) Expropriation sans indemnité ni rachat et sous notre contrôle non seulement des banques (pour financer l’économie) et des entreprises de l’énergie (pour sortir du nucléaire en dix ans), mais aussi des entreprises du CAC 40 en général avec leurs 
100 milliards de profits, condition pour que nous puissions, 
exploités et opprimés, réellement diriger la production.
2) Destruction des institutions actuelles au service du capital à remplacer par un gouvernement des travailleurs eux-mêmes, seul capable d’imposer la pleine réalisation de nos mots d’ordre : aucun licenciement, partage du travail jusqu’à la disparition du chômage, etc.
3) Une stratégie clairement différente de celle des directions syndicales réformistes, centrée sur l’auto-organisation, les initiatives pour la convergence et le combat pour la grève générale.
4) Une caractérisation précise du Front de gauche : front anti libéral qui ne remet pas en cause la propriété privée des grands moyens de production, gère les institutions (hier et peut-être demain au gouvernement central, aujourd’hui dans les régions, départements et villes) et soutient les directions syndicales réformistes, obstacle essentiel aux luttes.


Malheureusement, la conférence nationale n’a pas planché sur le contenu de la campagne. D’emblée, les dirigeants de la position A ont décidé de discuter d’abord du choix du candidat, puis des axes de campagne, privilégiant le « casting » au « scénario ». Ils ont rejeté en commission nos quatre amendements au projet de déclaration et, contrairement à l’usage, nous ont refusé de les soumettre en plénière. Les délégués n’avaient le choix qu’entre approuver ou rejeter en bloc le texte préparé par une poignée de dirigeants. Les autres commissions ont été centrées sur les slogans et la forme de la campagne et leurs débats n’ont même pas été pris en compte ! C’est très grave : la contradiction est terrible entre le projet émancipateur que nous portons et les pratiques internes qui ne peuvent que frustrer et décourager les militants.


Alors que certains dirigeants de la position B ont laissé entendre qu’ils ne feraient pas la campagne du NPA (espérons que les camarades de la base de la B ne les suivront pas !), nous la ferons. Cependant, les compromis flous nous condamnent à l’impuissance. Nous continuons donc le combat pour convaincre une majorité de camarades. Face à la crise capitaliste et à la montée du FN, notre parti ne peut être utile aux travailleurs que s’il se dote d’une stratégie et d’un programme révolutionnaire concret et vivant.


Délégation de la position C

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wesker
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Message non lu par wesker » 07 juil. 2011, 13:22:00

Tenter l'aventure avec le Front de Gauche en vue d'obtenir un score permettant de dépasser le PS peut être une stratégie interessante pour les membres du NPA en revanche en cas d'échec, cela les amènerait à rompre avec cet attelage si ce dernier s'alliait avec le PS

Reste à déterminer quelle cohérence et quelle convergence programmatique pourraient être défendu dans le cadre d'une législative.

Nico37
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Message non lu par Nico37 » 11 juil. 2011, 23:39:00

Gaza : Les étranges compagnons de route d’Olivier Besancenot 11 juillet 2011 à 16h00


Pendant que ses camarades combattaient l’occupation de l’Aéroport Roissy Charles de Gaulle par Tsahal, c’est par Orly qu’Olivier Besancenot est rentré discrètement de son non-voyage à Gaza. Sans doute lassé de refaire quinze fois par jour le tour de la même ile grecque sans jamais entrevoir la Terre Promise, il a préféré quitter le navire, et rentrer chez lui en avion.


D’après les journalistes présents sur l’aéroport, il a fait ce voyage de retour en compagnie Annick Coupé du Syndicat SUD, de l’eurodéputée Europe Ecologie Les Verts Nicole Kiil-Nielsen, et de Nabil Ennasri, président du Collectif des Musulmans de France, toutes personnes aux côtés desquelles il donnera ensuite une conférence de presse. Mais au fait, SUD, on connaît, idem pour les Verts mais qui est Nabil Ennasri ?


Celui-ci est décrit par un certains nombre de sites comme une marionnettes des salafistes ou des frères musulmans, toutes choses que nous nous garderons bien de croire sur parole, fautes de éléments concrets venant les étayer. On ne saurait donc en vouloir à l’ex-candidat du NPA de pas boycotter un autre militant sans preuves tangibles à son égard.


En revanche, si Olivier avait été un peu plus curieux, il serait allé faire un tour sur le blog de Nabil, ou sur le site du Collectif des Musulmans de France. Il y aurait trouvé tout un tas de prises de positions extrêmement peu compatibles avec les valeurs de son parti, comme cette prise de position tranchée sur protestations des associations LGBT après l’attribution du Mondial de foot au Qatar. Qu’y dit Nabil ? « La façon dont certaines associations et commentateurs ont posé les termes du débat en dit long sur l’attitude quelque peu arrogante dans laquelle ils se sont drapés. Illustration de cette démarche provocatrice, le Paris Foot Gay vient de demander à la FIFA d’organiser d’ici 2022 un match de foot de leur équipe sur le sol qatarien dans le but de faire évoluer les mœurs de la société.
La modernité semble pour certains à sens unique. Prendre le football en otage pour bousculer la cohésion de sociétés traditionnelles a quelque chose de malsain. L’inquiétant est que ces jugements à l’emporte-pièce risquent de prendre de plus en plus d’ampleur à mesure que le Mondial 2022 se rapprochera. Ce chantage ne marchera ni au Qatar ni ailleurs dans le monde musulman car il en va de leur stabilité sociétale. »


Pour tout vous dire, je suis en désaccord total avec ce que dit ce garçon, et je pense que les gays, les lesbiennes et les trans ont parfaitement raison de râler, et que les féministes et tous les défenseurs des droits de l’Homme devraient en faire de même. Cela dit, de mon point de vue, avec ce texte de Nabil Ennasri, on reste clairement dans le cadre du débat civilisé, aussi je me garderais bien de le traiter d’ « homophobe » ou de quoi que ce soit d’autre.


En revanche, au NPA, on a une définition beaucoup plus extensive de l’homophobie, et le jeune Nabil tombe pile poil dedans. Mais ça n’a pas l’air de déranger plus que ça Olivier Besancenot qui d’après toutes les vidéos en notre possession a l’air copain comme cochon avec son nouveau camarade antisioniste. Faut savoir ménager les compagnons de route, fut-elle navale ou aérienne…

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Message non lu par wesker » 13 juil. 2011, 13:48:00

Le camarade choisit ses combats. C'est vrai que désormais en France les prolétaires ont une nouvelle égérie. M. Poutou qui parviendrait peut être à incarner une candidature révolutionnaire là où Mélenchon et ses alliés élargiront le socle des voix communistes.

Nico37
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Message non lu par Nico37 » 14 juil. 2011, 03:03:00

Espionnage présumé de Besancenot: le patron de Taser France renvoyé en procès (AFP)


PARIS — Le patron de Taser France, Antoine Di Zazzo, et neuf autres personnes sont renvoyées devant le tribunal correctionnel de Paris dans l'affaire d'espionnage présumé de l'ex-porte-parole du NPA, Olivier Besancenot, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.
M. Di Zazzo, directeur de SMP Technologies, est soupçonné d'avoir fait espionner en 2007 et 2008 le dirigeant trotskiste, avec lequel il a été en conflit ouvert. M. Besancenot avait notamment affirmé que le Taser avait provoqué des morts aux Etats-Unis.
La juge d'instruction Jeanne Duye a renvoyé en procès M. Di Zazzo pour complicité de "violation du secret professionnel", d'"accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données" et de "détournement de finalités de données".
Le patron de SMP Technologies apparaît comme le "véritable donneur d'ordres" et, "afin de tout connaître de la situation personnelle et financière de son adversaire, M. Di Zazzo a sollicité le cabinet Dussaucy-Batana afin qu'ils obtiennent" des informations confidentielles, selon l'accusation.
Un compte rendu détaillé des filatures et surveillances dont ont été l'objet M. Besancenot et son proche entourage, entre octobre 2007 et janvier 2008, avait notamment été saisi au siège de SMP Technologies, dans le XVIe arrondissement de Paris.
L'enquête n'a pas prouvé en revanche que M. Di Zazzo avait eu en mains les fichiers comportant des données communiquées frauduleusement. Il a donc bénéficié d'un non-lieu pour le recel de ces données.
M. Di Zazzo avait admis avoir commandé une enquête sur M. Besancenot mais, selon lui, les détectives et anciens policiers qui l'avaient menée étaient allés au-delà de ses demandes.
Parmi les neuf autres personnes renvoyées devant le tribunal figurent les deux enquêteurs du cabinet Dussaucy-Batana, soupçonnés d'avoir sollicité auprès de leurs contacts des renseignements confidentiels sur les comptes bancaires et les véhicules de M. Besancenot et ses proches.
Deux autres détectives sont également renvoyés devant le tribunal, tout comme un agents des douanes, un agent des impôts, deux policiers et un responsable bancaire, qui ont été sollicités pour fournir ces données confidentielles.
Le parquet de Paris avait requis le renvoi en procès de ces 10 personnes.

Nico37
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Message non lu par Nico37 » 14 juil. 2011, 22:39:00


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Message non lu par wesker » 15 juil. 2011, 11:57:00

Ce qui est intéressant, c'est que ce monsieur n'est pas partciulièrement intéressé par la fonction, mais ce qui est frappant est qu'il n'ambitionne n'être qu'une candidature de témoignage et ressasse de vieilles idées d'extrême gauche en faveur d'un monde nouveau....A la différence de certains nervis, il est calme, posé et montre une certaine sympathie. MAis en dehors du plan humain, c'est assez léger. Pour l'instant !

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Message non lu par Nico37 » 15 juil. 2011, 21:00:00

wesker a écrit :Ce qui est intéressant, c'est que ce monsieur n'est pas partciulièrement intéressé par la fonction, mais ce qui est frappant est qu'il n'ambitionne n'être qu'une candidature de témoignage et ressasse de vieilles idées d'extrême gauche en faveur d'un monde nouveau....A la différence de certains nervis, il est calme, posé et montre une certaine sympathie. MAis en dehors du plan humain, c'est assez léger. Pour l'instant !
C'est que ce n'est pas un bureaucrate politicard et il sait comme tous les prolétaires que c'est les élections passent, les problèmes restent : c'est dans la rue qu'ç'passe !

NPA: Philippe Poutou, l'inverse d'Olivier Besancenot


Philippe Poutou, candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) pour l'élection présidentielle de 2012 en France, rompt avec le style d'Olivier Besancenot. Contrairement à son prédécesseur pour les précédents scrutins, sa mise en avant par 53% des délégués du parti n'est pas allée de soi. (à lire: Philippe Poutou, le favori à la succession de Besancenot)


Il en a convenu ce dimanche, lors de la clôture de la conférence nationale réunie à Nanterre. "C'est une discussion qui a eu lieu en peu de temps depuis la défection d'Olivier Besancenot. Le NPA a cherché la meilleure solution et a décidé du profil du candidat, plutôt un ouvrier. D'autres avaient la légitimité mais, pour des raisons diverses, n'ont pas voulu se porter candidat, et c'est tombé sur moi."


"Pas question que je sois un super candidat comme Olivier"


Cet ouvrier de 44 ans, qui s'est fait connaître à travers le combat qu'il mène depuis des années à la CGT pour la sauvegarde des emplois au sein de son usine Ford de Blanquefort (Gironde), estime qu'il "n'est pas question que je sois un super candidat comme Olivier Besancenot. Il faut montrer un visage plus collectif pour éviter la personnalisation".


Cela ne veut pas dire qu'il sera effacé. Très pugnace, cet homme de 44 ans a su mener de front aussi bien ses activités syndicales que politiques. "Grâce à son charisme, il a su grimper rapidement les échelons (dans ces deux organisations) pour lesquelles il se rend disponible 7 jours sur 7", souligne un de ses camarades de la CGT. Aujourd'hui, il est secrétaire CGT de Ford Aquitaine Industrie (FAI). Tous les matins, cet ouvrier aux cheveux grisonnants sur un front dégarni continue d'arriver à six heures pour prendre son poste de réparateur de machines-outils dans l'usine.


Pour le NPA, il s'est déjà présenté à trois élections, comme tête de liste aux élections régionales de 2010 (2,52% des voix) ainsi qu'aux européennes pour le Sud-Ouest en 2009 et aux législatives en Gironde en 2007, sous l'étiquette LCR.

Georges
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Message non lu par Georges » 15 juil. 2011, 21:38:00

"de vieilles idées d'extrême gauche en faveur d'un monde nouveau..."

C'est vrai que les idées du FN sont nouvelles; le FN ne nous prépare pas un monde nouveau, mais un ordre nouveau, au mieux du type Poutine.

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Message non lu par Nico37 » 16 juil. 2011, 11:05:00

APRES LA CONFERENCE NATIONALE DU NPA?, LA CONFERENCE DE PRESSE DU "NPA UNITAIRE" dans le Puit de Dôme
 “ Anticapitalistes et unitaires ”                  Après la CN, en Limousin, on continue !


        Au lendemain de la conférence nationale du NPA des 25 et 26 juin, nous, militant-e-s NPA limousin-e-s, anticapitalistes et unitaires, prenons acte de la décision qui en est issue.


         Bien qu’il soit affirmé dans la déclaration majoritaire finale de cette conférence que "le NPA n’a de cesse, depuis sa création de proposer l’unité la plus large pour s’opposer à ces attaques, d’impulser et de participer à tous les cadres unitaires qui permettent d’être utile dans ce sens", nous constatons pourtant que la démarche choisie pour la présidentielle et les législatives porte la marque du repli et du refus de mener la bataille à gauche pour rassembler tous ceux qui veulent  rompre avec le système capitaliste et rétablir ainsi un rapport de force favorable à ceux qui subissent les inégalités sociales et l'exploitation.


D’autre part nous regrettons qu'aucun bilan de la politique du NPA depuis sa fondation n'ait été tiré, que ce soit dans sa stratégie électorale ou dans sa capacité à intervenir dans les entreprises ou dans les quartiers. En effet,  après deux ans d’existence, le NPA a-t-il élargi la sphère d'intervention des anticapitalistes ? Oui, non ? Et pourquoi ?


         Enfin, nous pensions que le temps était largement venue pour le NPA, parti féministe, de proposer une candidate.


        Dans la continuité de ce qui a été construit aux élections régionales et cantonales en Limousin, et en accord avec le patrimoine commun du NPA, des textes fondateurs jusqu’au programme d’urgence formalisé dans le document “ Nos réponses à la crise ” adopté lors du congrès de février, nous entendons agir avec toutes celles et ceux qui n’ont pas renoncé au projet initial large du NPA pour "révolutionner la société", ce qui ne se résume pas à rassembler les seuls révolutionnaires patentés. Nous décidons donc de  tout mettre en oeuvre pour maintenir le dialogue avec toutes les forces à la gauche du PS qui s'inscrivent dans une logique de rupture avec le libéralisme. Cela implique pour nous la continuation et l’amplification de tout le travail de convergence et de confrontation engagé au sein du front politique que constitue le regroupement “ Limousin Terre de gauche ”.


       Réaffirmant, nonobstant les difficultés rencontrées, le caractère positif de cette démarche initiée en Limousin qui a permis de politiser à une plus large échelle et de faire progresser nos idées dans la population, mettant notamment en évidence les orientations libérales du PS dans une gestion locale, nous entendons dans ce cadre poursuivre le débat sur les questions programmatiques, participer de manière unitaire aux luttes, et prolonger l’expérience “ Limousin Terre de gauche ”, en rassemblant à nouveau PCF, PG, Alternatifs et NPA, ainsi que « les anonymes » du mouvement social à l’occasion des prochaines élections législatives de juin 2012.


        Notre rentrée politique se fera d’ailleurs au travers d’une “ université d’été ” de Limousin Terre de Gauche et nous nous engageons pour l’automne dans la préparation en Limousin d’une rencontre nationale des expériences unitaires menées lors des derniers scrutins.


        Parce que nous croyons que le projet initial du NPA est encore valide, nous appelons les militants du NPA dans toute la France à continuer à faire vivre cette orientation en constituant rapidement un courant unitaire du NPA, seul à même de rassembler celles et ceux qui sont attaché-e-s à notre projet.


 NPA anticapitalistes et unitaires en Limousin Premiers signataires :


Guillaume Baudry, Fleur Bidon, Luc Bidon (syndicaliste), Ghislaine Bordas, Michel Calvès, Frédéric Chalangeas, Daniel Clérembaux (élu conseil municipal Limoges NPA-100% à Gauche, syndicaliste), Laurent Dufour, Gérard Guéry, Didier  Faydi (syndicaliste), Liliane Guéry, Marie-Lo July (élue conseil municipal de Verneuil sur Vienne) , Pierre Martial (CPN), Chantal Labrousse, Joël Lainé (élu NPA - conseil municipal de Saint-Hilaire la Plaine), Raphaël Lainé, Sonia Lajaumont (syndicaliste), Stéphane Lajaumont (élu conseil régional NPA-Limousin Terre de Gauche) , Franck Larouquie, Aymeric Martin, Marina Masselin, Véronique Momenteau (élue conseil régional NPA-Limousin Terre de Gauche), Christian Nguyen (ex CE-CPN), Cyrille Rougier, Nicolas Vanderlick, ...

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wesker
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Message non lu par wesker » 16 juil. 2011, 14:39:00

Si en s'alliant au Front de Gauche, ils avaient un espoir de dépasser le PS au premier tour, effectivement, cela peut se justifier, en revanche, s'il s'agit d'aller servir de strapontins, de béquilles à une formation  qui les conduits vers la soumission, ils se doivent de refuser. JE pense que c'est très difficile à trancher.

Nico37
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Message non lu par Nico37 » 17 juil. 2011, 15:50:00

Le NPA, de l'extrême gauche "new look" au repli sectaire Analyse | 28.06.11 | 16h19 par Sylvia Zappi




NPA, trois lettres pour un nouveau départ. C'était en février 2009 et tout semblait réussir au "parti d'Olivier". Deux ans plus tard, il est pris de convulsions, comme au seuil d'une lente agonie. L'organisation, déchirée jusqu'au sein de sa direction, qui a perdu plus de la moitié de ses troupes, vient de désigner Philippe Poutou, ouvrier de l'automobile, un ancien de Lutte ouvrière, pour le représenter à la présidentielle. Un inconnu élu sur une ligne sectaire digne des années 1970.


Le monde politique semblait sourire à cette extrême gauche new-look. Le lancement du Nouveau parti anticapitaliste était censé tourner la page de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), sortir de la marginalité des aînés et hisser enfin le parti à la hauteur de la popularité de son leader. Environ 9 000 adhérents s'étaient pressés à la porte de cette organisation devenue le réceptacle des nouvelles radicalités. Une gauche plus ouvrière, plus jeune et plus rageuse.


Son leader, au look décontracté et au verbe percutant de salarié "comme les autres", tranchait avec les costumes-cravates des notables socialistes. C'était le seul opposant à Nicolas Sarkozy, la "vraie gauche" qui savait raconter des tranches de vie en montrant à son auditoire qu'il était des leurs. Et ses amis semblaient comme des poissons dans l'eau dans cette période faite de doutes vis-à-vis de la classe politique.


La métamorphose de la LCR avait marché. L'organisation d'Alain Krivine avait vu affluer dans ses meetings ces nouveaux visages de jeunes salariés qui s'identifiaient à la révolte portée par le postier de Neuilly-sur-Seine. Les médias commençaient à s'intéresser à ce nouveau phénomène qui ringardisait le PCF. Olivier Besancenot perçait électoralement, atteignant 4,27 % à la présidentielle de 2002. Face à un Parti socialiste KO, miné par ses luttes internes et incapable de sortir de son image de gestionnaire, le porte-parole du NPA a su capter tout ce qui bouge à gauche. On le voyait partout : dans les forums sociaux altermondialistes, à la sortie des usines menacées de fermeture, sur les estrades de la "gauche du non" en 2005, aux côtés des jeunes précaires, le "camarade Olivier" épousait toutes les causes radicales. La présidentielle de 2007 sera sa consécration : avec 4,08 %, il écrase tous ses concurrents de la gauche radicale, Marie-George Buffet, José Bové et Arlette Laguiller.


La LCR tient son champion et pousse les feux en créant un nouveau parti autour de lui. Mais avec des contours restés flous. Le texte fondateur explique que le NPA veut attirer ceux qui, "dans et autour des partis de la gauche institutionnelle, n'ont pas renoncé à changer la société". Mais le "camarade Olivier", lui, en donne une définition plus libertaire et mouvementiste : pour lui, il s'agit de "tourner la page du vieux mouvement ouvrier" et de regrouper "par le bas les héros de la vie quotidienne". Il pousse une stratégie qui l'isole. Finis les choix tactiques liés à ce que dit le PS ou ce que fait le PCF. "Il n'y a plus de place pour les réformistes", insiste M. Besancenot.


Terminées aussi les tentatives de regroupement à l'extrême gauche ; désormais, il faut "se représenter seuls". Le NPA se construit avec une nouvelle génération de militants qui haïssent le PS et attendent "Olivier" sur tous les fronts. Pourquoi douter puisque, porté par le vent de la crise, il apparaît dans tous les sondages comme le seul opposant à Sarkozy ? Malgré ce hiatus, les anciens - à l'exception de Christian Picquet - suivent, trop contents d'avoir trouvé leur leader messianique.


La réalité politique va cependant rattraper ces rêves de toute-puissance. Premier coup de semonce, les européennes où le NPA se fait distancer par le Front de gauche. C'est la "vieille gauche" - Marie-George Buffet et Jean-Luc Mélenchon - qu'ils avaient un peu vite enterrée que les militants voient passer devant. "On a été arrogant. On a sous-estimé l'effet politique de la sortie de Mélenchon du PS et on croyait le PCF mort", admet Pierre-François Grond, ancien bras droit de M. Besancenot. Les plus unitaires s'en vont. Les quelques figures de la gauche radicale que le NPA avait un temps attirées, comme l'ex-adjointe au maire de Paris Clémentine Autain, l'altermondialiste Raoul Marc Jennar ou le philosophe Michel Onfray, regardent désormais du côté de Mélenchon. L'affaire de la candidate voilée présentée aux régionales dans le Vaucluse va accélérer la crise, faisant fuir bon nombre de féministes.


Ayant perdu leur candidat naturel, les amis de Besancenot sont retournés à la marginalité politique avec des sondages qui les mettent à 0,5 % des intentions de vote. Le retrait du leader a servi de révélateur : sans lui, le NPA n'existe pas. "C'est Besancenot qui intéressait les électeurs pas le NPA", remarque Vincent Tiberj, chercheur à Sciences Po. En quelques mois, le parti a perdu plus de la moitié de ses adhérents. "Repli sectaire" ou "pulsion suicidaire", les anciens proches de M. Besancenot tentent de comprendre. Lui assure que le NPA et son espace politique "existent toujours". Mais il semble bien épuisé, un peu comme ces sportifs portés au pinacle, puis groggy après un combat perdu.

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wesker
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Message non lu par wesker » 18 juil. 2011, 13:50:00

Je pense que la candidate voilée a été l'erreur de trop de cette formation. A trop vouloir rassembler les contraires, jouer sur des positions jusqu'auboutiste, il a fini par perdre audience et crédibilité.

M. Poutou, certes sympathique ressasse des idées maintes fois exposées et n'apporte pas, du moins à première vue, le renouvellement idéologique que les français exigent des partis politiques en temps de crise. Il faut désormais répondre à des problèmatiques sérieuses, réelles, qui s'imposent aux utopies que véhiculent ce type d'organisation.

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