Le NPA

Nico37
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Message non lu par Nico37 » 11 juin 2011, 15:18:00

Myriam Martin (NPA) : « Présenter mon parti aux élections ce n’est pas témoigner »


Successeure d’Olivier Besancenot à la tête du NPA, Myriam Martin hérite d’un parti affaibli depuis 2009, qui tente à présent de dépasser ses divisions pour compter en 2012.


Gauche2Gauche : Le NPA était présenté en 2009 comme un débouché politique aux luttes sociales. Que reste-t-il de cette ambition ?


Myriam MARTIN : La manière dont le mouvement des indignés s’organise amène à réfléchir sur le rôle d'un parti. Marqué par les révolutions arabes, il est né sur les réseaux sociaux, donc à la marge des organisations politiques. Les politiques menées par la droite ou la «gauche» ont été telles qu’il y a un dégoût total des classes dirigeantes qui conduit à un amalgame entre les classes dirigeantes au pouvoir et les partis politiques, même si ceux ci combattent le système. Il faut surmonter cet obstacle. La volonté de s’organiser reste nécessaire pour porter des propositions. L’outil parti est toujours le plus pertinent pour porter un projet. Un réseau, c’est pratique pour se mobiliser, pour s’informer. Mais un parti politique, c’est une garantie démocratique. Cela dit, un parti peut changer, il peut aussi s’affaiblir comme c’est le cas du NPA. Il y a eu plusieurs séries de départs depuis 2009 et il ne faut pas les nier. La plupart des organisations politiques font face à la difficulté de l’engagement militant. Puis on a sous-estimé le poids de la crise économique et du défaitisme qu’elle pouvait engendrer. Dans une crise économique on ne voit pas d’issue possible si ce n’est la lutte, et à l’automne 2010 la lutte a échoué. Enfin, le NPA doit faire encore beaucoup d’efforts pour savoir intégrer de nouvelles équipes militantes et accepter la diversité. Là dessus on a pêché.


G2G : Vous faites référence à la question du voile ?


MM : Soyons clairs : cette question là n’a pas été une opération de communication contrairement à ce qu’on a pu lire. Ce débat nous a complètement échappé. C’était la décision d’un comité de présenter une candidate voilée. Je n’y suis pas favorable et le congrès du NPA a tranché là dessus : nous ne sommes pas favorable à présenter une candidate voilée ou portant un signe religieux. Le voile rentre en contradiction aux yeux de beaucoup de militantes avec notre féminisme.


G2G : Aujourd’hui tout le monde à gauche prône le rassemblement, et chacun ou presque va présenter son candidat…


MM : C’est un paradoxe. Il y en a peut-être qui sont plus sincères que d’autres. L’unité pour nous ce n’est pas adhérer au Front de gauche. Nous ne leur lançons pas « venez avec nous nous avons un candidat et tout est réglé d’avance ». Ce n’est pas une discussion sur l’unité. Et encore une fois, que ferions-nous face à un gouvernement d’alternance mené par le PS ? Serions-nous dans un pôle commun d’opposition véritablement à gauche ? Là dessus, deux orientations s’opposent en ce moment au NPA et seront soumises au vote des militants en juin. Je soutiens l’idée que nous restions ouverts. Le profil unitaire du NPA ne doit pas être du pipeau. Aujourd’hui tous les signes qu’on nous a envoyés sont négatifs. Mais les lignes peuvent bouger et notre discours entendu, et pour cela il faut le maintenir publiquement. Et il faut y croire, et moi j’y crois.


G2G : Sans M. Besancenot, le NPA ne risque-t-il pas de subir un revers à la présidentielle ?


MM : C’est un risque. La personnalité d’Olivier portait beaucoup de choses. Maintenant, on va tout faire pour qu’une candidature puisse émerger… Un nom sera proposé d’ici quelques semaines. Des AG se tiendront en vue de définir le programme et le candidat lors d’une conférence nationale les 25 et 26 juin. Nous voulons montrer en 2012 que nous ne sommes pas là pour témoigner. Présenter mon parti aux élections ce n’est pas témoigner. C’est vraiment poser la question du pouvoir qu’on veut, pas seulement de celui qu’on nous impose aujourd’hui. Un pouvoir qui soit au contraire une vraie démocratie.

Georges
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Message non lu par Georges » 21 juin 2011, 21:07:00

A la fin de la semaine plusieurs centaines de délégués des comités locaux se réuniront à Nanterre pour décider si le NPA présentera un candidat aux présidentielles et si c'est si c'est le cas un nom devrait sortir de cette conférence nationale. Certains qui avaient avancé des noms de candidat(e)s éventuels seront surpris.

Nico37
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Message non lu par Nico37 » 22 juin 2011, 00:45:00

  

 
Philippe Poutou, le nouvel homme du NPA
le 21 juin 2011 à 16h25 , mis à jour le 21 juin 2011 à 19h42
Dossier : Élection présidentielle 2012
La commission des candidatures du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) s'est "majoritairement prononcée" pour sa candidature à la présidentielle 2012 mardi. Un choix qui doit encore être ratifié ce week-end.
 
  ImagePhilippe Poutou - NPA © AFP/Pierre Andrieu
nconnu du grand public, Philippe Poutou, réussira-t-il à devenir aussi populaire que le facteur de Neuilly-sur-Seine ? C'est lui, que la commission des candidatures du Nouveau parti anticapitaliste, NPA, a choisi pour représenter le parti à la candidature présidentielle de 2012. Son nom était apparu il y a quelques jours comme candidat potentiel aux cotés de ceux des deux porte-parole, Myriam Martin et Christine Poupin, ainsi qu'un autre salarié de l'automobile, Régis Louail, qui travaille à l'usine Renault-Cléon de Seine-Maritime.  
 
COMMUNIQUÉ DU NPA. LE NOM DU/DE LA CANDIDAT-E DU NPA SERA CONNU CE WEEK-END.
mardi 21 juin 2011Contrairement aux informations sorties sur Europe 1, le NPA n'a pas désigné de nouveau porte-parole, en lieu et place de Myriam Martin et Christine Poupin, ni de candidat-E pour l'élection présidentielle de 2012.
Une commission des candidatures s'est majoritairement prononcé pour Philippe Poutou mais c'est la conférence nationale, composée des délégué-E-s élu-E-s dans les assemblées préparatoires, qui votera pour désigner le ou la candidat-E pour la campagne présidentielle.
De plus, le JDD.fr, en relayant cette information, a cru bon de l'assortir d'une photo qui n'est pas la photo de Ph. Poutou.
Le 21 juin 2011.






  

  

Nico37
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Message non lu par Nico37 » 25 juin 2011, 10:52:00

NPA : Besancenot, et après ?


Les délégués du Nouveau Parti Anticapitaliste doivent désigner ce week-end leur candidat à l'élection présidentielle dans un contexte difficile.


Pour le NPA, la seule certitude est que Olivier Besancenot n'ira pas. Le facteur de Neuilly-sur-Seine, candidat aux élections présidentielles de 2002 et 2007 avait annoncé début mai qu'il ne se lancerait pas, à seulement 37 ans, une troisième fois dans la course à l'Élysée. Il laisse le parti sans avoir deésigné un successeur. Le parti anti-capitaliste traverse dans le même temps une crise, si ce n'est identitaire, des adhésions. De 9.000 militants revendiqués en février 2009, le NPA est passé à 6.000 en février dernier, lors du dernier congrès, dont 4.500 adhérents à jour de cotisation.




C'est dans ce contexte compliqué que les délégués du parti devront choisir ce week-end un candidat pour 2012. Ils devront choisir entre deux personnalités : Philippe Poutou, 44 ans, réparateur de machines-outils à l’usine Ford de Blanquefort (Gironde) et l'une des deux porte-parole, soit Myriam Martin soit Christine Poupin.


Une femme ou un ouvrier


La nomination, qui sera officialisée samedi soir ou dimanche matin, sera donc tendue. Si la nouvelle majorité à la tête du parti a choisi de soutenir dans l'urgence Philippe Poutou, désigner une des deux porte-parole resterait dans la logique de « féminisation et de rajeunissement » du parti voulu par le NPA. Mais pour Gaël Quirante, un des responsables de la frange la plus révolutionnaire du NPA, interrogé par Libération.fr, « dans une situation où ce qui domine est la crise du capitalisme, c’est très bien qu’une organisation comme la nôtre présente un ouvrier qui a mené des bagarres, un porte-voix d’une catégorie sociale qui souffre avec la crise ». Sauf que d'autres cadres du parti avancent que cette candidature pourrait faire de l'ombre à celle de Lutte Ouvrière... Mais éviterait de laisser le monopole de la défense des classes populaires au Front National de Marine Le Pen. Un véritable casse-tête en somme.


Alain Krivine, cadre du NPA expliquait il y a un mois que « un des paris d'Olivier, c'était de faire émerger d'autres figures. Mais l'échec du parti aux élections européennes et régionales a freiné cette ambition. » C'est reussi, pas forcément pour le bien du parti.

Nico37
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Message non lu par Nico37 » 26 juin 2011, 13:50:00

 
Le syndicaliste Philippe Poutou a reçu, samedi 25 juin, la lourde tâche d'emmener à l'élection présidentielle un Nouveau parti anticapitaliste (NPA) orphelin de l'emblématique Olivier Besancenot. Réunis à Nanterre en conférence nationale, les délégués du parti ont désigné, après des débats longs et parfois tendus, cet ouvrier chez Ford à 53 % des voix (122 pour, 50 contre, 11 abstentions et 47 n'ayant pas pris part au vote).

A la tribune, plusieurs militants se sont demandé pourquoi aucune des deux porte-parole, Christine Poupin ou Myriam Martin, n'avait été désignée. Mme Martin a estimé que la commission des candidatures qui a récemment sorti le nom de M. Poutou, avait été mise en place pour"éviter" la sienne.

Le candidat, totalement inconnu "sauf dans [son] usine", a lui appelé à une campagne "collective". Celui qui fut tête de liste NPA aux dernières régionales en Aquitaine (2,52 %) et aux législatives de 2007 avec la Ligue communiste révolutionnaire (2,7 %), aura en tout cas fort à faire pour remplacer Olivier Besancenot, représentant de la LCR en 2002 (4,25 %) et 2007 (4,08 %).

Ce n'est que début mai que le facteur de Neuilly a fait savoir qu'il ne rempilerait pas, pour éviter le "piège de la personnalisation". Celui qui faisait l'unanimité au NPA a alors plongé son parti dans l'embarras, très vite tiraillé entre la poursuite d'une ligne dure "identitaire" et l'ouverture d'un dialogue avec le Front de gauche. Dans les sondages, M. Besancenot oscillait entre 4 et 11 %, devançant systématiquement Jean-Luc Mélenchon. Désormais, le candidat NPA plafonne à 1 ou 2 %, loin derrière le coprésident du Parti de Gauche.

"ÇA AURAIT ÉTÉ PLUS SIMPLE QUE CE SOIT ENCORE OLIVIER"

Souhaitant faire "campagne avec ardeur" au côté de son successeur, Olivier Besancenot a récemment rappelé qu'en 2002, alors "jeune facteur" partant "à l'assaut de la politique", il avait "flirté pendant longtemps avec les 1 %". Il n'empêche : "Ça aurait été plus simple que ce soit encore Olivier", comme "il est très populaire", reconnaît Alain Krivine, même si l'ex-dirigeant de la LCR pense qu'un ouvrier automobile, c'est "pas mal, surtout qu'il travaille dans une des rares entreprises où on a sauvé des emplois".

Très pugnace, cet homme de 44 ans a en tout cas toujours su mener de front aussi bien ses activités syndicales que politiques. Aujourd'hui, il est secrétaire CGT de Ford Aquitaine Industrie (FAI) alors que pour le compte du NPA, il s'est déjà présenté à trois élections. C'est à partir de 2007 que le nom de Philippe Poutou, alors délégué CGT à l'usine, a commencé à apparaître dans les médias, quand Ford a annoncé la fin de la production en 2010 de boîtes automatiques sur le site de Blanquefort, faisant planer des menaces pour l'emploi de quelque 2 000 salariés. Toujours disponible, excellent orateur, cet homme au look très décontracté s'est vite imposé comme un interlocuteur privilégié des journalistes au sujet de l'avenir de ce site. Aux côtés d'autres syndicalistes, il a participé à des dizaines de réunions avec la direction ainsi que les représentants politiques de tous bords. Le combat a fini par payer, puisque début mai, le géant de l'automobile américain a confirmé un plan industriel permettant de pérenniser 955 emplois au sein de FAI.

Reste désormais au NPA à trouver les 500 signatures pour se présenter en 2012. "Peut être plus compliqué sans Olivier", confie un cadre.

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wesker
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Message non lu par wesker » 26 juin 2011, 14:26:00

Le NPA a enfin trouvé son candidat. Ce dernier, travailleur, connaissant les réalités du terrain devra exposer son projet et la stratégie de sa formation. J'attend de connaître ses premières déclarations pour me faire une opinion. Certains communistes à l'instar de Gérin, se rendent compte de l'escroquerie ou de l'erreur d'analyse émise par leurs formations politique, sérieusement, c'est encourageant. Espérons que celui qui travaille puisse parler au moins avec son coeur de ce qu'il connaît et laissons ensuite le peuple décider, non pas à main levée comme dans certains régimes, mais à bulletins secrets.

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Message non lu par Nico37 » 26 juin 2011, 14:38:00

wesker a écrit :Le NPA a enfin trouvé son candidat. Ce dernier, travailleur, connaissant les réalités du terrain devra exposer son projet et la stratégie de sa formation. J'attend de connaître ses premières déclarations pour me faire une opinion. Certains communistes à l'instar de Gérin, se rendent compte de l'escroquerie ou de l'erreur d'analyse émise par leurs formations politique, sérieusement, c'est encourageant. Espérons que celui qui travaille puisse parler au moins avec son coeur de ce qu'il connaît et laissons ensuite le peuple décider, non pas à main levée comme dans certains régimes, mais à bulletins secrets.
Gérin, communiste  icon_question icon_mrgreen  Bureaucrate post stalinien qui ne sait pas ce qu'est le salariat et l'exploitation  icon_exclaim  Qu'il suive le chemin de Déat...
C'est sûr que je préfère Poutou à la classe moyenne représentée par les deux porte paroles du parti. Dommage qu'il n'ait pas trouvé une précaire (intérimaire, saisonnière etc.) ou une ouvrière pour la candidature...

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Message non lu par Georges » 26 juin 2011, 20:24:00

A notre dernier congrès nous avions dit et écrit que pour cette présidentielle nous donnerions la priorité à la candidature d'un ouvrier ayant participé à la défense ses retraites et à la lutte pour le maintien de son entreprise, mais les (journalistes, partis politiques) n'ont pas dû nous lire, ni nous écouter, vu qu'ils furent surpris du retrait d'Olivier Besancenot et de cette candidature.
Dès demain nous iront à la recherche des signature, et comme les autres fois, ce ne sera pas facile; mais si nous ne les avons pas, nous n'en feront pas une maladie, car les présidentielles sont loin d'être notre priorité.

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lucifer
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Message non lu par lucifer » 26 juin 2011, 20:29:00

Enfin un mec bien. Le parti a choisi un type avec un nom que même les adhérents du parti peuvent épeler ..... Si il y avait eu un X à la fin de Poutou, pas certain que c'est lui qu'on aurait choisi : trop difficile, comme nom de famille.  icon_cool
Maintenant que j'habite en province, je suis devenu peace and love. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ( surtout les descendants d'immigrés des cités que j'adore dorénavant )

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Message non lu par Nico37 » 27 juin 2011, 20:16:00

Le NPA investit son candidat dans la discorde Par Sophie de Ravinel 27/06/2011  


Philippe Poutou, 44 ans, est délégué CGT à l'usine Ford de Blanquefort en Gironde. 
Après le retrait d'Olivier Besancenot, Philippe Poutou, ouvrier aquitain, reprend le flambeau.


Le Nouveau Parti anticapitaliste a «des sueurs froides». La volonté d'Olivier Besancenot de ne pas se présenter une troisième fois à la présidentielle a entraîné des dissensions au sein du NPA entre tenants, ou non, d'un dialogue avec le Front de gauche, qui vient de désigner Jean-Luc Mélenchon comme candidat pour 2012. Samedi soir, c'est Philippe Poutou, ouvrier automobile de 44 ans, délégué CGT de l'usine Ford de Blanquefort (Gironde), qui a été désigné lors de la conférence nationale de ce week-end à Nanterre: un représentant de l'aile dure du parti, hostile à toute forme de dialogue.


Un inconnu en dehors de son parti -pour qui il a déjà été candidat aux législatives et aux régionales- ou des milieux syndicaux. «Pas question d'être un supercandidat comme Olivier Besancenot», a-t-il prévenu, voulant éviter toute «personnalisation». Argument avancé par Besancenot pour justifier son retrait. D'où la crainte du NPA de ne pas rassembler les 500 signatures. «C'est une source de sueurs froides. Les maires savent que leur nom a de grandes chances d'être publié au Journal officiel et ils craignent de recevoir des pressions, voire de perdre des subventions pour leurs communes», reconnaît Christine Poupin, une des deux porte-parole du NPA. Elle appartient à l'aile dure défendue par Olivier Besancenot, qui a obtenu la majorité ce week-end avec 50,2%. Contre 41% pour les défenseurs de la plate-forme favorable au dialogue à laquelle adhère l'autre porte-parole, Myriam Martin.


Christine Poupin défend Philippe Poutou -«C'est un ouvrier. Il sera le seul candidat ouvrier face à Marine Le Pen qui prétend être la représentante du monde ouvrier»- et ne craint pas les départs de militants déçus vers le Front de gauche.


Un avis que ne partage pas Éric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon. Il juge la direction de l'ex-Ligue communiste révolutionnaire «affaiblie et isolée». «C'est la fin du projet du NPA qui était de rassembler les anticapitalistes. Là, on tombe dans une version réduite en nombre et moins ouverte de ce qu'était la LCR…»

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wesker
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Message non lu par wesker » 28 juin 2011, 13:30:00

M. Poutou commence ses interventions par une attaque obsessionnelle des idées, du programme que propose le FN.

Très sincèrement, ce n'est guère une méthode ad hoc de démontrer une réelle préoccupation des problèmes que rencontrent les travailleurs. Concernant ses sous entendus sur la proximité entre le MEDEF et le FN, c'est oublier un peu vite que la présidente du MEDEF attaque durement le programme que défend le FN

Georges
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Message non lu par Georges » 28 juin 2011, 13:43:00

wesker a écrit :M. Poutou commence ses interventions par une attaque obsessionnelle des idées, du programme que propose le FN.
Très sincèrement, ce n'est guère une méthode ad hoc de démontrer une réelle préoccupation des problèmes que rencontrent les travailleurs. Concernant ses sous entendus sur la proximité entre le MEDEF et le FN, c'est oublier un peu vite que la présidente du MEDEF attaque durement le programme que défend le FN
Il faut bien expliquer aux salariés que le FN n'a jamais rien fait pour la défense des salariés. On n'entend jamais la prostestation du FN quand une usine ferme ou délocalisent, où été le FN pendant la lutte des contnentals pour défendre leur outil de travail, où été le FN pour la défense des retraites. Dire que le FN est un parti qui défend les ouvriers est une imposture; son programme dit le contraire.

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Message non lu par Nico37 » 29 juin 2011, 00:36:00

Georges a écrit :
wesker a écrit :M. Poutou commence ses interventions par une attaque obsessionnelle des idées, du programme que propose le FN.
Très sincèrement, ce n'est guère une méthode ad hoc de démontrer une réelle préoccupation des problèmes que rencontrent les travailleurs. Concernant ses sous entendus sur la proximité entre le MEDEF et le FN, c'est oublier un peu vite que la présidente du MEDEF attaque durement le programme que défend le FN


Il faut bien expliquer aux salariés que le FN n'a jamais rien fait pour la défense des salariés. On n'entend jamais la prostestation du FN quand une usine ferme ou délocalisent, où été le FN pendant la lutte des contnentals pour défendre leur outil de travail, où été le FN pour la défense des retraites. Dire que le FN est un parti qui défend les ouvriers est une imposture; son programme dit le contraire.
Et les ennemis de mes ennemis ne sont aucunement mes amis !
Dans le privé l'encadrement intermédiaire (maîtrise ou cadre "de base") ou encore les agents dit de sécurité sont largement à (l'extrême) droite : rappeler où se situe le FN n'est pas une posture mais un vécu quotidien, suffit de relire les récents récits de lutte comme à PSA Aulnay en grève pendant la présidentielle de 2007 qui avait subi uen invasion d'une 30aine de cadres d'autres sites qui étaient en grande partie connu pour leur adhésion à l'ED et qui étaient tous frais payés avec des primes énormes venus casser du gréviste bolchéviques (et pour cause c'était des militants LO qui menaient cette grève majoritaire). Mon cadre est un ex militaire qui fleurte clairement avec l'ED, bref, un classique que connaisse tous les travailleurs, ce n'est donc aucunement original de le rappeller, c'est un peu lieu commun même...
Pour enrevenir au financement ce n'est pas le moindre des pbs car de l'argent pour financer les propositions de MLP ou les services publics, y en a ... (air connu) mais difficile de mordre la main qui nourrit, protège etc.

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Message non lu par wesker » 29 juin 2011, 13:46:00

Mais si les travailleurs se tournent davantage vers le FN que vers les NPA et autres cela signifient qu'ils s'estiment mieux défendus et représentés par ce mouvement. Par conséquent, au lieu de considérer qu'ils sont tous dans l'erreur, peut être devrais tu, Georges, remettre en cause certaines des positions de ton mouvement.

Dire que le FN n'a jamais pris position en faveur des travailleurs est un mensonge, il suffit de regarder la virulence des attaques de Mme Parisot à l'encontre des propositions de Marine Le Pen. Enfin, tu expliques l'absence du FN dans les cortèges, sur les retraites, dois je te rappeler que le mouvement pris positions, sur cette réforme et proposa d'autres pistes de financement et d'autre part, aurais tu accepté de défiler avec des membres du FN ? régulièrement ils sont aggressés et virés des cortèges. Sois donc un peu honnête intellectuellement.

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Message non lu par Nico37 » 29 juin 2011, 18:53:00

Où as-tu vu des travailleurs dans les rangs du FN si ce n'est 2 syndicalistes* le 1er mai ? Où as-tu des travailleurs si ce n'est dans le(s) discours ? As-tu déjà eu en main les effectifs des syndicats FN(Police, Justice) etc ?


* Nous attendons la liste de syndicalistes promis, pour l'instant il y a 4 syndiqués au FN !

Au NPA, la g..... de bois de l'après-Besancenot Par LILIAN ALEMAGNA 24/06/2011 À 19H08


Back to LCR. Le Nouveau parti anticapitaliste entre ce week-end dans l’ère post-Besancenot. Et elle ressemble drôlement à celle de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), ancêtre du NPA…


A Nanterre (Hauts-de-Seine), les délégués de la formation d’extrême gauche doivent désigner samedi soir ou dimanche matin leur candidat à la présidentielle dans un contexte «compliqué», euphémise-t-on du côté de la direction. Le parti est coupée en deux sur son orientation, la direction est divisée, il faut trouver dans l’urgence un candidat de substitution à Olivier Besancenot, forfait depuis juin, et stopper l’hémorragie militante.


De 9000 militants revendiqués en février 2009 lors de la transformation de la LCR en NPA, les anticapitalistes sont passés à 6000 adhérents – dont 4500 à jour de cotisation – lors du dernier congrès de février pour finir, aujourd’hui, à 3000 votants dans les assemblées préparatoires à cette conférence nationale… Le NPA est retombé au même étiage que du temps de la LCR. «ça devrait inquiéter tout le monde et provoquer un sursaut dans le NPA», fait remarquer Pierre-François Grand, membre de la direction et ancien proche de Besancenot.


La priorité du NPA: trouver un remplaçant à Olivier Besancenot pour la présidentielle. Le facteur a laissé en plan ses camarades début mai, refusant, à 37 ans, de rempiler pour une troisième course à l’Elysée après 2002 et 2007. Dans l’urgence, la nouvelle majorité a sorti son favori: Philippe Poutou, 44 ans, réparateur de machines-outils à l’usine Ford de Blanquefort (Gironde).


Problème: le parti est tellement divisé que le choix de ce père de deux enfants et syndicaliste CGT n’est pas encore acquis. «Il n’est pas impossible que la proposition d’une des deux porte-parole [Myriam Martin ou Christine Poupin, lire ici leur portrait] ressorte», assure un cadre du NPA pour qui Poutou est «quelqu’un qui n’a pas la carrure pour être candidat à la présidentielle». «Ceux qui pensent qu’on a sorti Olivier Besancenot comme ça se trompent! Il était dans la direction depuis 3-4 ans!» poursuit un responsable. Un come-back de Besancenot? «C’est vraiment une question qui est enterrée dans le NPA», dit-on à la direction.


«Il est tout a fait possible de se rassembler autour d’un candidat», défend Christine Poupin, l’une des deux nouvelles porte-parole du NPA. «Dans une situation où ce qui domine est la crise du capitalisme, poursuit Gaël Quirante, un des responsables de la frange la plus révolutionnaire du NPA, c’est très bien qu’une organisation comme la nôtre présente un ouvrier qui a mené des bagarres, un porte-voix d’une catégorie sociale qui souffre avec la crise». Et qui ne laisse pas au FN le monopole de la défense des ouvriers…


Sauf que ce profil «ouvriériste» déplaît à une partie de la direction. «On est parti pour faire de la concurrence à Lutte ouvrière…», critique-t-on. Dans les votes préparatoires à la conférence nationale, le texte menée par les plus révolutionnaires associés à des responsables de l’ancienne majorité comme Olivier Besancenot, Sandra Demarq ou Christine Poupin a obtenu une courte majorité, 50,2% contre 40,2% pour la minorité, menée par Pierre-François Grond et l’autre porte-parole Myriam Martin. Critiquant «l’isolement» et le «repli» de la nouvelle majorité, ces derniers défendent la poursuite des discussions avec le Front de gauche. «La méthode est de dire: on maintient le dialogue avec les autres partis», explique Frédéric Borras qui estime qu’en «situation de crise», «il faut être plus souple que trop raide».


Paralysé par l’émergence du Front de gauche depuis les européennes de 2009, touché par la mort du philosophe Daniel Bensaïd, déstabilisé par la candidature d’une jeune fille portant un foulard lors des régionales de 2010 dans le Vaucluse et surtout ébranlé par le refus de Besancenot, dernier pilier qui maintenait un équilibre précaire, le NPA est sorti de sa période de blocage mais risque, si ce n’est l’implosion, concéder l’échec de son projet initial: devenir la grande force à la gauche du PS. «Je ne sais pas ce que va donner le NPA dans les mois qui viennent», prévient un cadre.

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