Le NPA

Georges
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Re: Le NPA

Message non lu par Georges » 03 juin 2012, 12:59:02

Je pense que cela permets de comprendre les réserves d'une frange,, assez anecdotique je crois,du NPA, à discuter et se rapprocher du front de gauche.
C'est la grande majorité du NPA qui refuse de rejoindre le front de gauche.

Georges
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Re: Le NPA

Message non lu par Georges » 03 juin 2012, 13:13:02

Il y a une grande différence sur le fond entre le front de gauche et le NPA : Le Front de gauche dont Mélenchon, dit votez pour nous enous changerons votre vie, nous nous occuperons de vous.
Le NPA dit votez pour nous et nous vous redonnerons le pouvoir et ainsi vous pourrez vous occupez de vous. La différence est de taille.
Le NPA est pour un socialisme autogestionnaire, où le pouvoir des salariés deviendrait réel et le Front de gauche est pour qu'il y ait toujours les "bon patrons devenus plus gentil avec les salariés, par la loi" Le problème est qu'un bon nombre d'électeurs et plus grave de militants FG n'ont pas compris cette différence, sauf certains militants PC qui souhaitent que soit appliquée la doctrine PC avec un pouvoir à l'Etat, et non au peuple, (évidemment dominé par le PC) et les patrons remplacés par des fonctionnaires à la solde du parti. Mais ça on connait c'était le système soviétique.

Nico37
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Re: Le NPA

Message non lu par Nico37 » 03 juin 2012, 13:36:28

Le « changement » selon François Hollande Pascal Morsu Revue Tout est à nous ! 32 (mai 2012)

Face à un Sarkozy usant et abusant des thématiques d’extrême droite, on aurait pu croire à une victoire très large, tant le choc de l’opinion était profond. Oui, mais voilà : le manque de souffle, la fadeur de la campagne socialiste étaient telles que le départ de Sarkozy s’est joué à peine à plus d’un million de voix...

Paradoxalement, pour le PS, lors de cette présidentielle, le pire a été évité. On sait que le FMI est aujourd’hui l’objet de la haine – il n’y a pas d’autre mot – des peuples d’Europe du Sud. Il faut donc imaginer le symbole politique qu’aurait été le fait que le principal parti de gauche français présente le directeur général du FMI comme candidat à la présidentielle. Pour les raisons que l’on sait, DSK ne put être le candidat du PS et dut céder la place à Hollande. Mais l’orientation demeura.

L’ex-premier secrétaire du PS a mené une campagne se limitant pour l’essentiel à surfer sur le rejet de Sarkozy et de l’UMP, se gardant bien de toute promesse. Après avoir fait la course en tête dans tous les sondages possibles, l’élection de Hollande s’est finalement faite sur le fil. Cela, alors qu’il va trouver face à lui une situation proprement explosive.

Situation économique et question européenne

La politique d’austérité mise en œuvre par la troïka impérialiste (Commission européenne, BCE, FMI) est déjà en train d’étouffer l’activité économique partout en Europe. Même l’Allemagne est désormais touchée : on s’attend là-bas à une croissance zéro pour les trois premiers mois de 2012. Dans ces conditions, le leadership allemand sur l’UE est de plus en plus contesté, notamment par Madrid. L’UE exige en effet de Rajoy des mesures d’une brutalité inouïe alors que les grèves générales se succèdent dans ce pays. En clair, l’Espagne est prête à sombrer dans un chaos similaire à celui qui prévaut en Grèce.

Symptomatiquement, Rajoy – le chef de gouvernement de la droite espagnole – a donc multiplié les signaux amicaux en direction de Hollande (et l’italien Monti serait sur la même ligne). En toile de fond de ces grandes manœuvres, il y a la volonté d’un certain nombre de pays d’imposer à l’Allemagne et à la troïka une inflexion de la politique économique de l’UE. Au-delà de la politique de désendettement actuelle, il s’agirait de prendre des mesures de soutien à l’activité, bref de faire un peu de « keynésianisme », étant entendu qu’on ne reviendra pas sur l’austérité. La convergence avec ce que n’a cessé de défendre Hollande durant sa campagne est évidente : « Le candidat socialiste veut qu’il [le pacte budgétaire européen] soit « complété » par un « pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance », visant à stimuler l’activité et à « réorienter le rôle de la Banque centrale européenne dans cette direction » sans toutefois toucher aux statuts de cette dernière. »1

Il semble bien que Bruxelles et Berlin s’apprêtent à prendre en compte ces revendications. Le ministre des affaires étrangères allemand, Westerwelle, déclare en effet : « nous allons travailler ensemble à un pacte de croissance pour l’Europe, nous devons ajouter de nouvelles impulsions de croissance, cela passe par des réformes structurelles ». On s’acheminerait vers la publication d’un « agenda de croissance » lors du sommet européen de juin. Le pacte budgétaire, lui, demeurerait inchangé (de toutes façons, revenir sur son contenu, approuvé par 25 gouvernements, présenterait une difficulté extrême).

Selon toute probabilité, cette inflexion de la politique économique de l’UE servira d’alibi à Hollande pour « démontrer » que la « renégociation » du pacte budgétaire européen est en cours et justifier sa ratification par le Parlement. En fait, la « règle d’or » condamnerait les peuples d’Europe à une austérité sans fin. En France, elle aboutirait à amputer le budget de l’État de près de 80 milliards d’euros. Par comparaison, le premier poste budgétaire du pays est l’éducation dont le montant annuel est de plus de 50 milliards... On voit l’enjeu de la question.

Vers une réactivation du « dialogue social »

Avec Hollande, c’est le représentant d’un parti en proie à une crise d’identité profonde, et par là-même fragilisé, qui arrive au pouvoir. Il faut notamment avoir en tête que le PS compte à peine 200 000 adhérents, pour l’essentiel parfaitement étrangers au monde de la lutte de classes.

Il est donc clair que pour faire passer « l’austérité de gauche » qui s’annonce, les relais sociaux du PS ne pourront suffire. Le gouvernement qui s’annonce ne pourra avancer qu’avec l’étroite collaboration des appareils, notamment syndicaux. Désormais, donc, l’heure est donc au respect des « corps intermédiaires », après l’époque Sarkozy où ils avaient été littéralement piétinés par un président ouvertement antisyndical – comme on l’avait encore vu le 1er mai.

Première échéance, une « conférence sociale » dont on ne peut attendre rien de bon, et surtout pas l’abrogation des mesures antisociales des gouvernements Fillon (retraites, législation antigrève, etc.). Gageons d’ailleurs que les directions syndicales invitées auront le bon goût de ne pas revendiquer de telles « énormités ». Aux dernières nouvelles, il y serait surtout question d’un « contrat de génération », donc d’une nouvelle salve d’allègements de cotisations pour le patronat.

En dernière analyse, l’alternative posée aux organisations syndicales sera donc de savoir si elles seront partie prenante ou non de la nouvelle majorité. Le repositionnement récent de la direction CGT ne laisse guère de doutes sur la question, alors que l’orientation affichée par le candidat socialiste durant la campagne ne permet de se faire aucune illusion.

Une majorité parlementaire PS-EéLV ?

Le futur gouvernement risque de bénéficier d’une situation institutionnelle inédite, puisqu’il pourrait disposer de la majorité au Sénat, à l’Assemblée et dans les collectivités territoriales. Mais la question de sa couverture parlementaire reste problématique. Il semble en effet que l’obtention d’une majorité absolue à l’Assemblée sera difficile à atteindre après les tripatouillages de circonscriptions opérés par Sarkozy. Alors que la majorité absolue est à 289 sièges, selon Le Monde, « l’accord entre le PS et ses partenaires ne lui permet donc d’envisager, même dans l’hypothèse haute, qu’environ 265 sièges pour lui-même. [...] Même si le PS et le PRG reconduisaient un groupe commun, il leur faudrait, au minimum, s’appuyer sur EéLV pour obtenir la majorité. »2

Or, vu les conditions de l’élection de Hollande, « l’hypothèse haute » n’est pas garantie. De plus, on sait que les écologistes sont des alliés peu fiables, ce qui est encore plus à risque lorsqu’on a en tête ce que la crise capitaliste pourrait bien exiger. Problème identique en ce qui concerne le FdG : impossible d’imaginer que ses députés endossent l’intégralité de la politique annoncée par Hollande – ce serait un suicide politique.

Dans ce contexte, l’annonce par Bayrou de son vote pour le candidat du PS a évidemment été une divine surprise pour le camp Hollande...

L’ouverture au centre

La question des rapports entre social-démocratie et droite (dite) civilisée est un vieux serpent de mer de la social-démocratie. Déjà en son temps, Mitterrand avait tenté une « ouverture » qui avait sombré dans le ridicule faute de partenaires crédibles.

Lors de la campagne présidentielle de 2007, Ségolène Royal et son équipe avaient multiplié les appels du pied en direction du MoDem. Après tout, ce qui distingue la politique du PS de celle du MoDem sur le fond est faible, très faible. Mais à cette époque, Bayrou avait rejeté ces offres qui n’auraient pu que le discréditer au sein de l’électorat de droite.

Le 3 mai, la droitisation extrême du candidat Sarkozy a mené le leader du Modem à annoncer qu’il voterait pour le candidat socialiste. Pour Hollande, cela pourrait permettre au futur gouvernement social-libéral d’élargir ses appuis et de ne pas être à la merci de ce que peuvent ou non endosser les dirigeants du FdG ou d’EéLV.

Car selon Bayrou lui-même, cette position va bien plus loin que le second tour de la présidentielle :

« Je suis certain que le jour venu, il faudra aussi qu’une partie de la droite républicaine soit associée à ce qu’il va falloir faire pour que la France s’en sorte. Par mon choix, je rends possible pour la première fois depuis longtemps cette union nationale, la vraie mobilisation des Français au service de la France. »3

C’est bien à l’esquisse de la constitution d’un axe PS-MoDem qu’on assiste. Se concrétisera-t-il ? Cela dépendra notamment des forces dont disposera Bayrou au parlement après le vote de juin (elles sont actuellement négligeables). On peut d’ailleurs parier que la direction socialiste fera ce qui lui est possible pour que le MoDem dispose de forces parlementaires un peu plus conséquentes.

Pas d’état de grâce

Les résultats électoraux du 6 mai ne peuvent pas faire illusion. C’est le représentant d’un parti très affaibli qui accède au pouvoir. Qui plus est, le rapport entre l’appareil socialiste et le monde du travail est des plus distendus : on a bien plus voté contre Sarkozy que pour Hollande. Le bilan de la Grèce, de l’Espagne, etc., marque les consciences et il n’y aura pas d’état de grâce.

Dès les semaines qui viennent, il reviendra au NPA de tracer la voie d’une politique alternative de gauche, ce qui implique de s’opposer à la politique que le candidat Hollande a esquissée durant sa campagne et qui ne peut que mener à « l’austérité de gauche ». Notre perspective demeure celle d’un gouvernement menant une politique de rupture avec l’économie de profit, car il n’existe pas d’autre moyen de préserver les acquis et d’arracher les revendications urgentes.

1. Les échos, 17 avril 2012.
« S’il est élu, François Hollande aura besoin d’alliés », Le Monde, 14 avril 2012.
François Bayrou, déclaration du 3 mai 2012.

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wesker
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Re: Le NPA

Message non lu par wesker » 04 juin 2012, 13:42:03

Clairement, l'analyse, plus simple, que l'on peut faire est que la défaite de Sarkozy exige désormais une recomposition de la vie politique.

Cet article explique qu'une partie de la droite envisage sérieusement des discussions avec le FN (bien légitime car l'ostracisme n'a, à ce jour, aucune explication probante, sérieuse...) et que l'autre partie pourrait autour du modem constitué une frange sociale libérale assez proche des orientations sur lesquelles le candidat Hollande s'est engagé durant la campagne. Il resterait alors à une gauche plus prononcée de s'entendre afin de constituer une force de gauche capable d'exister sur la scène politique et ne se réduisant pas au seul front de gauche.

Nico37
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Re: Le NPA

Message non lu par Nico37 » 04 juin 2012, 19:26:51

Philippe Poutou (NPA) laboure les terres du Médoc, pour la France d'en bas Michaëla CANCELA-KIEFFER | AFP

Armé d'une brosse et d'un seau, il colle ses affiches sur les panneaux d'Eysines (Gironde) : l'ex-candidat du NPA à la présidentielle, Philippe Poutou, laboure les terres du Médoc, persuadé qu'il ne gagnera pas mais qu'il faut regonfler "les gens d'en bas".

(...)

Nico37
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Re: Le NPA

Message non lu par Nico37 » 06 juin 2012, 03:05:37

Déclaration du NPA et des Alternatifs-Isère
Elections législatives des 10 et 17 juin 2012

La droite a infligé à la majorité de la population une politique de rigueur dégradant fortement nos conditions de vie, tout cela au profit d’une minorité de riches.
Nous nous félicitons de la défaite de Sarkozy à la présidentielle. Nous avons gagné un premier combat contre cette droite antisociale et xénophobe qui fait le lit de l’extrême droite, du Front National et de sa démagogie raciste.

Nous ne faisons pas confiance à François Hollande pour arrêter les politiques d’austérité qui condamnent des millions d’entre nous à la pauvreté, à la précarité et au chômage sous prétexte de réduction des déficits et de remboursement de la dette publique. Son ambition se limite à nourrir une illusion : celle d’une austérité « plus juste » qui sortirait le capitalisme de sa crise sans prendre en compte la grave crise écologique et sociale qui menace l’existence même de nos sociétés.

C’est pourquoi nous revendiquons notre indépendance politique à l’égard du Parti Socialiste, du gouvernement Hollande et de ses soutiens parlementaires. Les militants des Alternatifs et du NPA, mais aussi de nombreux militants associatifs et syndicaux, se retrouvent fréquemment sur le terrain des luttes sociales et écologistes, contre ce système injuste et destructeur, contre le nucléaire, en défense des plus démunis, qu’ils soient français ou immigrés, avec ou sans papiers.
C’est ce mouvement que nous souhaitons représenter pour les élections législatives de 2012. Nos candidats seront les seuls à incarner une gauche de rupture avec le capitalisme néolibéral, une gauche radicale et autogestionnaire, démocratique et altermondialiste, féministe, antiraciste et écologiste ouverte aux idées de la décroissance.

Appropriation citoyenne et justice sociale

Nous voulons un système de protection sociale et solidaire, la défense, le développement et la réappropriation sociale des services publics (énergie, communications, poste, eau, éducation, santé, logement, culture, petite enfance et 4ème âge), l’extension de la sphère de la gratuité.
Nous refusons la casse de l’industrie et les délocalisations qui ne servent qu’à satisfaire les actionnaires, alors que les ouvrierEs, les employéEs de toutes catégories sont jetés au chômage. Nous demandons l’interdiction des licenciements économiques, le soutien aux reprises autogestionnaires d’entreprises par les salariéEs et la création d’outils de contrôle des salariéEs dans les entreprises.
Nous considérons que le temps de travail doit être partagé entre toutes et tous, avec les 32h pour premier horizon. Nous demandons la conversion des contrats précaires en contrats à durée indéterminée, une embauche massive dans les services publics et exigeons le respect du repos hebdomadaire et l’interdiction du travail dominical. Dans le cadre du système économique actuel nous nous prononçons pour l’augmentation du SMIC, pas de revenus en dessous de 1700 € nets, pour une augmentation globale de tous les salaires de 300 €. Nous défendons le retour à la retraite à 60 ans, à taux plein avec 37,5 annuités.
Nous proposons un moratoire et un audit de la dette publique et de ses intérêts, dont le paiement à eux seuls représente 50 milliards d’euros par an. Cette dette est en effet essentiellement illégitime et nous ne voulons donc pas la payer. Nous demandons la mise sous contrôle public du secteur bancaire et la refonte de la Banque Centrale Européenne (BCE), afin qu’elle puisse assurer le financement direct des États avec des prêts à taux zéro. _ Nous défendons l’instauration d’une fiscalité plus juste pour financer ce qui est vraiment utile (santé, transports publics gratuits, éducation, logement...).

Pour un processus constituant vers une démocratie active, contre le présidentialisme, contre la professionnalisation de la politique

Nous proposons d’engager un processus constituant permettant la mise en place d’une démocratie réelle dans la perspective de l’autogestion, de la suppression de la fonction présidentielle, de la proportionnelle à toutes les élections, du non-cumul des mandats, de la révocation des élus qui ne tiendraient pas leurs promesses.

Pour une alternative écologiste, contre la fuite en avant consumériste

Nous sommes face à un système qui pollue, marchandise des biens communs, dévalorise le travail, fait de nous des consommateurs/trices aliénéEs... Il faut rompre avec l’obsolescence programmée qui pousse au consumérisme. Pour en sortir, nous proposons une reconversion écologique de l’économie (agriculture, industrie, transports, services) dans une perspective de satisfaction prioritaire des besoins fondamentaux.
Nous demandons la gratuité des transports en commun pour réduire les déplacements en voiture individuelle et le développement du ferroutage. Nous militons pour l’arrêt immédiat de la nouvelle ligne TGV Lyon-Turin (fret et ferroviaire), en reportant les crédits prévus pour financer l’amélioration des lignes existantes, notamment les TER. Nous sommes solidaires du mouvement italien NO TAV (qui revendique l’arrêt de ce projet) et contre la répression qu’il affronte aujourd’hui.
Il est nécessaire d’engager un programme écologique global d’économies d’énergie, recours aux énergies renouvelables et la sortie du nucléaire : fermeture immédiate des réacteurs de plus 30 ans, arrêt de l’EPR, interdiction de l’exploitation de gaz et d’huiles de schiste ; mise en place d’un programme écologique global d’économies d’énergie, la relocalisation d’activités économiques, une agriculture paysanne et/ou biologique accessible à toutes et tous.

Des droits égaux, pour toutes et tous contre les divisions, les discriminations

Nous sommes mobilisés contre la xénophobie, les discriminations, et le sexisme. Nous nous battons pour l’émancipation de toutes et tous, le droit à l’avortement et à la contraception libres et gratuits et l’égalité homme-femme.
Nous considérons que l’accès à un logement décent, aux soins et à l’ensemble des droits sociaux doivent être garantis à chacun quelle que soit sa situation.
La recherche de boucs-émissaires et la chasse aux étrangerEs et aux "assistéEs", portées par la droite et par le FN doivent être combattues sans concessions. Nous défendons des droits égaux pour toutes et tous, ce qui passe en particulier par le droit de vote des étrangerEs à toutes les élections. Nous nous prononçons pour la régularisation de tous les sans papiers, le droit à la libre circulation et d’installation de toutes et de tous et la fermeture des centres de rétention.

Pour la solidarité entre les peuples, contre la politique néo coloniale

Nous voulons développer la solidarité entre les peuples en lutte contre l’austérité (Grèce, Espagne, Italie, Portugal...). Leur lutte est la nôtre ! Nous voulons un monde de solidarité et d’égalité entre les peuples. La guerre économique menée par les pays riches contre les pays du sud, le soutien aux pouvoirs corrompus et dictatoriaux, provoquent des situations de misères pour des peuples entiers et obligent des millions de personnes à fuir leur pays. Il faut rompre avec cela. Nous voulons une politique volontariste de rééquilibrage et de coopération nord/sud, l’annulation de la dette des pays du sud, qui ont déjà remboursé plusieurs fois le capital emprunté, l’arrêt de politiques de type « françafrique », la fin du pillage des ressources et des terres au détriment des peuples et de l’environnement, tout cela au profit des économies du nord. Il faut garantir la reconquête de la souveraineté alimentaire.
Nous voulons l’arrêt des interventions militaires françaises et la sortie de la France de l’OTAN. Nous affirmons notre solidarité avec le peuple syrien qui depuis plus d’un an lutte pour sa liberté, et avec le peuple palestinien dont nous soutenons le droit à l’autodétermination à la création de leur Etat.

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wesker
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Re: Le NPA

Message non lu par wesker » 06 juin 2012, 20:51:47

Cette divergence est LE fondement de la démarche de la gauche hors sociale libérale car les révolutionnaires savent très lucidement que les responsables socialistes auront à faire des choix que la construction européenne qu'ils ont approuvé et construit engendre auprès de peuples qui doivent payer pour des plans de renflouement qui n'aboutissent à rien, uniquement à l'austérité mais jamais au redressement !

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Re: Le NPA

Message non lu par Nico37 » 09 juin 2012, 02:26:13

L’anticapitalisme, c’est maintenant  ! Christine Poupin, Philippe Poutou, Olivier Besancenot Tout est à nous ! 152 (07/06/12)

Trois bonnes raisons de voter pour unE des 400 candidatEs présentéEs ou soutenuEs par le NPA. Premièrement, en votant anticapitaliste, vous contribuerez, humblement mais clairement, à remettre dans ces élections la réalité d’un monde en crise qui se rappelle à nous. Car, comme par enchantement, tous les mauvais coups, « suspendus » par l’élection présidentielle, surgissent de plus belle. De la cascade des plans de licenciements à la crise grecque et ses répercussions sur la construction européenne, la société française semble retrouver soudainement l’heure de la crise, l’heure grecque. Là-bas, les événements s’enchaînent dans une effervescence sociale et politique à la fois dramatique et passionnante. La polarisation entre l’extrême droite et la gauche radicale marque une société qui craque de toute part. Après quatre années de crise économique majeure, dix-sept journées de grève générale, des mobilisations de masse, les partis institutionnels qui ont porté les plans d’austérité ont été rejetés par plus de 60 % des suffrages. Syriza après avoir réuni 17 % des voix, est en position de remporter les prochaines élections du 17 juin prochain. De grands bouleversements sont en perspective en Grèce, comme dans toute l’Europe. Alors voter pour nos candidats, ce n’est seulement un bon moyen de dire qu’ici en France, Sarkozy et sa politique appartiennent au passé, c’est aussi une façon de proclamer qu’en prime notre avenir est lié à celui du restant du monde, et particulièrement à celui du peuple grec.

Deuxièmement, vous pourrez vous prononcer pour faire payer la crise à ceux qui en sont responsables, opter pour un plan d’urgence sociale et écologique, donner des forces à l’anticapitalisme, la démocratie directe et l’internationalisme. L’anticapitalisme, qui propose de prendre l’argent sur les profits et de refuser de rembourser la dette illégitime pour financer un bouclier social, qui répond à la crise financière et écologique en expropriant les intérêts privés des secteurs clés de l’économie comme les domaines bancaire et de l’énergie. La démocratie directe qui s’illustre par des candidatEs qui ne sont pas des politiciens professionnels et qui n’aspirent pas à le devenir car la politique ne saurait être une carrière ou un métier. L’internationalisme, enfin, qui s’oppose à toute forme de chauvinisme ou de nationalisme, qui préconise l’égalité totale des droits entre Français et immigrés.
Troisièmement, vous nous donnerez mandat pour œuvrer à la construction d’une opposition à la gauche du gouvernement Ayrault, en fédérant toutes les forces sociales et politiques, qui ne participeront pas au gouvernement ou à la majorité présidentielle dans un bloc qui luttera contre l’austérité. Bien sûr, ces élections sont l’occasion de tourner définitivement la page de la droite. De la même manière qu’on a dégagé Sarkozy, c’est toute sa bande qu’il faut maintenant virer. Mais tourner la page ne signifie malheureusement pas qu’on sorte du grand livre du libéralisme et de l’austérité. Et, au-delà des mesures symboliques prises (justice des mineurs, parité gouvernementale, plafonnement des salaires des grands patrons du public…), la politique du PS prouve que la cohabitation entre son gouvernement et les marchés financiers a déjà commencé. À travers sa conférence sociale, le gouvernement n’a pas l’intention d’augmenter les salaires, et ne promet qu’un coup de pouce sur le Smic. Pas plus qu’il n’envisage de légiférer contre les licenciements alors que les plans « sociaux » s’accumulent. Le gouvernement ne défera même pas ce que la droite avait fait dans des domaines pourtant emblématiques : service minimum ; réformes des cartes hospitalières ou de la justice ; intégration française au commandement militaire de l’Otan ; principe de l’autonomie des universités de la loi LRU ; principe du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux de la RGPP (à l’exception notable de l’école). De plus, en s’inscrivant dans un processus de ratification du pacte européen de stabilité budgétaire, à peine amendé sur le thème de la croissance, Hollande lie sa politique aux futurs plans d’austérité imposés par ce nouveau traité européen, qui impose aux États un déficit public structurel qui ne doit pas dépasser les 0, 1 % du PIB.

Bref, sous Hollande, rien ne nous sera donné, et ce que nous aurons sera ce que nous saurons arracher. Alors, le 10 juin, contre la droite et l’extrême droite, votons pour la gauche 100 % indépendante du PS, votons anticapitalistes !

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Re: Le NPA

Message non lu par Nico37 » 10 juin 2012, 23:29:17

Communiqué de presse du NPA : Après le 1er tour des législatives... 10 juin

Le premier constat est celui d'une abstention plus forte qu'en 2007, elle approche 43%. Elle est bien plus forte dans les quartiers populaires. La gauche obtient un net avantage et tout semble annoncer la défaite del'UMP. Les premiers résultats du Front National sont inquiétants. Ils sont le fruit de 30 ans de politiques anti-sociales de droite comme de gauche et de la démagogiexénophobe et raciste développée par Sarkozy durant la présidentielle.

Les conditions sont donc réunies pour que, dimanche prochain, nous tournions la page de la droite sans oublier de battre l'extrême droite à plate couture. Mais, après le 17 juin, rien ne sera pour autant réglé. Car, si François Hollande ne veut pas de cohabitation avec la droite au parlement, il ne craint pas celle qu’il nous annonce avec les marchés financiers et avec l’austérité.

Nous tenons à remercier toutes celles et tous ceux qui ont voté pour les candidats du NPA. C'est un geste qui va compter dans la périodeà venir. Car il ne suffira pas de battre la droite électoralement. Sous Hollande, rien ne nous sera donné, et tout ce que nous aurons, c’est ce que nous saurons lui arracher.

C’est donc maintenant qu’il faut préparer les indispensables mobilisations pour imposer des mesures d’urgence. C’est en construisant ces mobilisations, en coordonnant tous ceux qui défendent cette perspective qu'une opposition de gauche au gouvernement verra le jour. Nous proposons cette démarche à tous les partis et organisations du mouvement social qui partagent cet objectif : refusons de payer la crise des capitalistes !

Montreuil, le 10 juin 2012

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Re: Le NPA

Message non lu par Nico37 » 11 juin 2012, 20:00:58

Le Comité NPA de Montluçon remercie les électrices et électeurs de la circonscription de Montluçon qui ont porté leurs suffrages sur nos candidats.

Ces suffrages expriment la ferme volonté d'empecher la droite d'etre majoritaire à l'Assemblée tout en préparant la construction d'une opposition unitaire à une austérité de gauche.

L’abstention est forte dans nos quartiers populaires, elle marque le doute qu’un changement de la vie quotidienne (emploi, précarité, salaires, pensions…) puisse venir de la part de ceux qui gèrent alternativement le système capitaliste depuis 30 ans.

Une gauche anticapitaliste et écologiste est plus que jamais nécessaire pour stopper la forte progression du FN un peu partout en France.

Un fort mouvement populaire est rapidement souhaitable pour dire NON à l'austérité programmée dans les semaines à venir.

Le NPA défend un programme anticapitaliste radical et utile répondant aux besoins de la majorité de notre peuple.

Nos électeurs sont propriétaires de leurs voix, ils sont libres de leurs choix le 17 Juin prochain.

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wesker
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Re: Le NPA

Message non lu par wesker » 11 juin 2012, 21:12:40

Si j'ai bien compris, le NPA local laisse sa liberté aux électeurs mais ne s'engage pas réellement derrière les candidats de la gauche PS, sociale libérale....Je reconnais que les résultats de ces politiques, ailleurs en Europe, peuvent susciter de vraies inquiètudes !

Nico37
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Re: Le NPA

Message non lu par Nico37 » 12 juin 2012, 23:48:29

Après le 1er tour des législatives... 11 Juin

Les résultats du NPA dans le Rhône :
2ème circonscription (Lyon Nord Ouest) : 0,46 %
3ème (Lyon Sud Est) : 0,39 %
6ème (Villeurbanne) : 0,42 %
7ème ( Rillieux, Vaulx, Bron) : 0,43 %
11ème (Givors, Condrieu) : 0,39 %
13ème (Meyzieu, St Priest, Décines) : 0,32 %

Au niveau national, le premier constat est celui d'une abstention plus forte qu'en 2007, elle approche 43 %. Elle est bien plus forte dans les quartiers populaires. La gauche obtient un net avantage et tout semble annoncer la défaite de l'UMP. Les premiers résultats du Front National sont inquiétants. Ils sont le fruit de 30 ans de politiques anti-sociales de droite comme de gauche et de la démagogie xénophobe et raciste développée par Sarkozy durant la présidentielle.

Les conditions sont donc réunies pour que, dimanche prochain, nous tournions la page de la droite sans oublier de battre l'extrême droite à plate couture. Mais, après le 17 juin, rien ne sera pour autant réglé. Car, si François Hollande ne veut pas de cohabitation avec la droite au parlement, il ne craint pas celle qu’il nous annonce avec les marchés financiers et avec l’austérité.

Nous tenons à remercier toutes celles et tous ceux qui ont voté pour les candidats du NPA. C'est un geste qui va compter dans la période à venir. Car il ne suffira pas de battre la droite électoralement. Sous Hollande, rien ne nous sera donné, et tout ce que nous aurons, c’est ce que nous saurons lui arracher.

C’est donc maintenant qu’il faut préparer les indispensables mobilisations pour imposer des mesures d’urgence. C’est en construisant ces mobilisations, en coordonnant tous ceux qui défendent cette perspective qu'une opposition de gauche au gouvernement verra le jour. Nous proposons cette démarche à tous les partis et organisations du mouvement social qui partagent cet objectif : refusons de payer la crise des capitalistes !

Nico37
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Re: Le NPA

Message non lu par Nico37 » 13 juin 2012, 18:45:26

]Législatives 2012 : Résultats du 1er tour, Communiqué de Sophie Liard et Christophe Musslé

Les premiers résultats semblent confirmer la défaite de Sarkozy et sa bande. Cela ne peut que réjouir tous ceux qui ont combattu pied à pied sa politique durant 5 ans.
Pour autant, les premiers résultats du Front National sont inquiétants. Ils sont le fruit de 30 ans de politiques anti-sociales de droite comme de gauche. Mais pour en finir avec la droite et l’extrême droite, c’est avec leur politique qu’il faut définitivement rompre. Car si François Hollande ne veut pas de cohabitation avec la droite au Parlement, il ne craint pas celle qu’il nous annonce avec les marchés financiers, ni avec l’austérité.
Pour dimanche prochain, nous disons : « pas une voix pour la droite et l’extrême droite », mais nous ne donnerons pas de consigne de vote pour le Parti Socialiste car nous n’avons pas confiance. Au Parti socialiste et à ses alliés de convaincre les électrices et les électeurs de voter pour eux. Car si le changement c’est maintenant, c’est maintenant qu’il faut s’engager à remettre en cause les contre-réformes mises en place par Sarkozy et sa bande. C’est maintenant qu’il faut revenir au droit à la retraite à 60 ans, à taux plein, à 37,5 annuités. Or le gouvernement Ayrault n’accordera ce droit qu’à l’infime minorité de salariés qui aura réalisé ses 41,5 annuités. C’est maintenant qu’il faut récupérer les 200 milliards de cadeaux en tout genre fait, chaque année, aux plus riches afin d’augmenter tous les revenus de 300 euros nets par mois et d’établir un SMIC à hauteur de 1700 euros. Le gouvernement n’envisage pourtant qu’un coup de pouce. Là où il faudrait interdire les licenciements et stopper la cascade de « plans sociaux », le PS fait du cas par cas. Pire, en s’apprêtant à ratifier le pacte européen de stabilité budgétaire, cette gauche-là nous condamne déjà à la rigueur salariale et sociale que les banques et les marchés financiers imposent en soumettant les Etats au remboursement de la dette.
Nous tenons à remercier toutes celles et tous ceux qui ont voté pour nos candidatures soutenue par le NPA. C'est un geste qui va compter dans la période à venir. Car il ne suffira pas de battre la droite électoralement. Le 18 juin au matin rien n’aura changé pour nos vies et l’environnement. Sous Hollande, rien ne nous sera donné, et tout ce que nous aurons, c’est ce que nous saurons lui arracher. C’est donc maintenant qu’il faut préparer les indispensables mobilisations pour imposer ces mesures d’urgence. C’est en construisant ces mobilisations, en coordonnant tous ceux qui défendent cette perspective qu’un front social anticapitaliste d’opposition au gouvernement verra le jour. Nous proposons cette démarche à tous les partis et organisations du mouvement social qui partagent cet objectif : refusons de payer la crise des capitalistes !

Musslé Christophe , Candidat du NPA sur la 3ème circonscription
Sophie Liard , Candidate du NPA sur la 4ème circonscription

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wesker
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Re: Le NPA

Message non lu par wesker » 14 juin 2012, 20:48:17

Je pense que les résultats sont relativement éloquents. Les électeurs n'adhèrent pas aux thèses et aux solutions que proposent les deux frères siamois des "révolutionnaires".

Que les membres de ces formations y croient ne fait aucun doute, mais que ces solutions soient applicables dans un contexte particulièrement grave en est une autre.

Georges
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Re: Le NPA

Message non lu par Georges » 14 juin 2012, 20:54:56

wesker a écrit :Je pense que les résultats sont relativement éloquents. Les électeurs n'adhèrent pas aux thèses et aux solutions que proposent les deux frères siamois des "révolutionnaires".

Que les membres de ces formations y croient ne fait aucun doute, mais que ces solutions soient applicables dans un contexte particulièrement grave en est une autre.
Nous verrons quand la France sera dans l'état de la Grèce.

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