Ces patrons qui jouent en bourse contre leurs propres boîtes

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racaille
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Message non lu par racaille » 29 mars 2009, 22:27:00

Ces patrons qui jouent en bourse contre leurs propres boîtes

Stock options / lundi 20 octobre 2008 par Marc Fressoz

Avec la crise, de nombreux patrons revendent précipitamment les actions. Interrogés par « Bakchich », ils justifient l’injustifiable.



La bourse fait du yo-yo ? Et bien, beaucoup de cadors du CAC ont joué, en vendant leur stocks options, contre leurs propres groupes. Beaucoup de ces gestes peu civiques ont déja été évoqués, dans le magazine Challenge ou sur le site Mediapart. Mais Bakchich a souhaité revenir sur ces comportements scandaleux et sonder les intéressés sur leur système de défense. Ainsi le PDG d’Alstom, Patrick Kron, a quelque peu affolé son monde en vendant, entre fin septembre et début octobre, tous les stock options qu’il détenait. Un vrai record. En quelques jours, 16,5 millions d’euros ont afflué sur le compte en banque de Kron ainsi à l’abri d’une crise de liquidité personnelle. Heureux homme ! Depuis, le cours d’Alstom a perdu plus de 30%… « C’était, parait-il, programmé depuis longtemps ».

Cinq millions d’euros pour le pédégé de GDF-Suez, et la facture de l’abonné qui s’envole

« Sans lien avec la crise financière » : C’est aussi le leitmotiv répété chez GDF-Suez pour justifier que Gérard Mestrallet ait vendu un paquet de stock options le 3 septembre dernier. Ça gaze pour le PDG du groupe né de la fusion de l’ex-service public GDF avec Suez ! En une journée, il a réalisé une formidable culbute : 2,3 millions d’euros de plus-value dégagées ! Et le 10 octobre, a-t-il signalé à l’Autorité des marchés financiers (AMF), il a encore vendu pour 2,7 millions d’euros. Trois jours plus tard, le même souscrivait pour 991 200 euros de titres à prix bradés grâce à un nouveau plan. Attention, le patron de Suez n’a « pas le stock option honteux », assure-t-on au siège du groupe. Et les communicants de Mestrallet d’expliquer que le patron n’est pas le seul à bénéficier d’un plan de ce type. Et de souligner que ce bon PDG applique depuis toujours les récents appels du Medef à la modération. Ni parachute doré ni retraite chapeau pour Mestrallet. Avec son salaire, les stocks option constituent ses seules revenus de l’entreprise. C’est beau le dépouillement…

Les banquiers dégainent vite… quand il s’agit de leur propre porte monnaie

Durant cette période tempétueuse, qu’ont fait de leur côté les grands timoniers de la banque et de l’assurance, secteur ô combien sensible ? Certains ont paru un brin fébriles. Tel Daniel Bouton, président de la très chahutée Société Générale, connu pour son trader à sensation, Jérôme Kerviel. Et bien, Bouton boursicote, lui aussi, comme un fou. Déjà en 2007, la vente d’une partie de ses stocks lui a permis de réaliser une indécente plus value de 3,7 millions d’euros ! Depuis le début septembre, il a vendu en quatre fois pour près de 4,5 millions d’euros de stocks options.

Daniel Bouton fait répondre à Bakchich que les liquidités dégagées lui sont fort utiles pour accomplir son devoir de contribuable et pour rembourser un emprunt. Il est vrai que ce nécessiteux de luxe a été déstabilisé par l’affaire Kerviel. L’ex PDG a dû abandonner la fonction de directeur général pour mieux s’accrocher à celle de président. Et il a renoncé à tout salaire pendant six mois ! Plutôt de faire la manche, il s’investit en bourse.

Toutefois, à observer le détail de ses récentes opérations déclarées à l’Autorité des Marchés Financiers, on s’aperçoit qu’il restait au même Daniel Bouton assez de fraîche pour spéculer à nouveau. Le 2 octobre a constitué un point d’orgue. Bouton reçoit 1,98 millions d’euros de la vente de 2,3 millions de stocks option au cours de 66 euros. Et le même jour, il en rachète pour un montant non moins formidable de 1,7 millions d’euros, mais au cours plus intéressant de 57 euros.

Une vraie leçon donnée aux traders maladroits de la Caisse d’Epargne. Et peu importe que le cours de la Société Générale s’est cassé la figure à 45 euros… Ce n’est pas fini. D’après la presse financière, Bouton devrait procéder à deux nouvelles ventes de stocks options en veux-tu en voila.

Axa ira, ça ira

« Le système financier français est un système stable (…) et je crois que dans des moments comme ceux-ci, qui sont des moments tendus, il ne faut pas paniquer ». Voilà un homme qui sait garder ses nerfs. Président du directoire de l’assureur Axa, Henri de Castries s’exprimait ainsi le 30 septembre sur le perron de l’Elysée. C’était juste après la convocation par Sarkozy des grands de la finance hexagonale.

Certains observateurs ont doucement rigolé en découvrant que, quatre jours plus tôt, Castries s’était en fait débarrassé de paquets d’actions de son groupe à Wall Street. Il a vendu plus de 18 000 stocks options reçues il y a un an de la filiale américaine d’Axa. Le produit de cette vente s’élève à 638 199 dollars, environ 440 000 euros.

Là encore, c’était du prévu et c’est pour la bonne cause. « 250 000 euros lui serviront à payer ses impôts et il en réinvestira 150 000 dans un plan d’actionnariat d’entreprise à prix réduit », précise un porte-parole d’Axa. Rien à voir donc avec un quelconque manque d’assurance dans l’avenir de la maison. Si c’était le cas, Castries aurait tout vendu, ces quelque 400 000 euros tirés d’une petite opération n’étant que roupie de sansonnet. C’est ce dont on prend conscience auprès du siège de l’assurance où l’on pratique une louable transparence. « Il reste à Henri de Castries 1,4 million d’actions représentant une valeur de 12,5 millions d’euros ». Voilà un homme bien assuré contre les revers de fortune.

Mais dans cette période de capitalisme délétère, n’y a-t-il que des patrons du CAC 40 qui jouent contre leur propre maison ? L’espèce inverse ne court pas les rues mais on trouve tout de même quelques spécimens qui achètent à tour de bras. Chez le cimentier Lafarge, - qui subit pourtant le ralentissement du BTP – Bernard Kersiel, son vice président, a eu le courage de miser près de 500 000 euros dans l’achat d’actions du cimentier entre fin septembre et début octobre. Le titre se négociait à bien plus de 60 euros, il ne vaut aujourd’hui qu’un peu plus de 50.

Le cimentier fait cependant figure de petit joueur par rapport à Jean-René Fourtou, le président du directoire de Vivendi. « Il croit dur comme fer, explique son entourage, à l’avenir de son groupe et au succès durable du téléphone portable ». Bravo ! Dans le monde patronal, cet enthousiasme juvénile fait plaisir à voir. Jean René Fourtou a tiré de son compte en banque personnel pour plus de 2,8 millions d’euros, entre le premier et le quinze octobre pour acquérir des actions. Chapeau, car c’était au plus fort de la crise. Un patron qui ne joue pas contre son camp est un héros des temps modernes..
http://www.bakchich.info/Ces-patrons-qu ... 05496.html



On dirait que tous ces gus sentent la fin venir et qu'ils prennent vite fait bien fait le dernier petit sou... J'espère que c'est bon signe !
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Audrey
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Message non lu par Audrey » 30 mars 2009, 08:24:00

Bonjour à tous,

Dit moi Racaille, sur un précédent sujet, ce n'est pas toi qui disait que cela ne changeait rien pour les salariés, que tu en avais rien à faire ?
Et tu fais un article c'est marrant je touve.
Ceci dit en revennant sur le sujet, moi je n'aurais pas vendu, comme on dit tant que c'est pas vendu, on a rien perdu.

A plus tard,

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mps
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Message non lu par mps » 30 mars 2009, 09:46:00

Moi, je me demande tout bêtement où l'auteur de l'article a été chercher ces chiffres ...
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

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racaille
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Message non lu par racaille » 30 mars 2009, 19:13:00

Audrey a écrit :Bonjour à tous,

Dit moi Racaille, sur un précédent sujet, ce n'est pas toi qui disait que cela ne changeait rien pour les salariés, que tu en avais rien à faire ?
Et tu fais un article c'est marrant je touve.
Ceci dit en revennant sur le sujet, moi je n'aurais pas vendu, comme on dit tant que c'est pas vendu, on a rien perdu.

A plus tard,
Salut Audrey,

Tu as raison, des fois je devrais mettre des smileys pour indiquer la mention "irony inside" ;)

MPS : Evidemment personne ici ne pourra répondre à ta question. Question qui vaut d'ailleurs pour toute l'information dont nous discutons ici sur ce forum. J'imagine juste que ces journalistes ont juste fait leur boulot, tout simplement. Ces rémunérations ne sont pas secrètes, elles sont toujours écrites noir sur blanc de toute façon. Reste à se les procurer héhé :)
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Message non lu par mps » 31 mars 2009, 10:28:00

Si tu en est au "c'est vrai, je l'ai vu "sur" le journal" .... icon_biggrin icon_biggrin icon_biggrin
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

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Chadagova
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Message non lu par Chadagova » 31 mars 2009, 19:14:00

N'y aurait-il pas un peu de délit d'initié derrière tout ça ? 
"Le courage... c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel" Jaurès

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racaille
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Message non lu par racaille » 01 avr. 2009, 20:20:00

mps a écrit :Si tu en est au "c'est vrai, je l'ai vu "sur" le journal" .... icon_biggrin icon_biggrin icon_biggrin
Ce n'est pas ce que font tous les lecteurs du Figaro, du Monde, de Libé ? J'espère que lorsque tu cites une info tu ne prends pas un mois entier de ton existence pour trouver les preuves par toi-même (dans le cas de ce topic : aller prendre contact toi-même avec les patrons sus-cités, tout en espérant qu'ils te fassent les mêmes confidences qu'ils ont fait aux journalistes de Bakchich), sinon tu ne dois pas avoir beaucoup de temps libre :)
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