La videosurveillance, nouveau leurre de l’Intérieur

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racaille
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Message non lu par racaille » 29 mars 2009, 22:16:00

Une interview un peu longue mais très informative sur l'arnaque de la videosurveillance :


La videosurveillance, nouveau leurre de l’Intérieur

Big brother / jeudi 26 mars

Exclusivité ! Après les informations publiées par Le Figaro, un sociologue du CNRS tord le cou à l’idée que les caméras de surveillance feraient chuter la délinquance de rue.



Sous l’effet de la démultiplication des caméras, la maison Poulaga est-elle « condamnée à voir fondre ses effectifs » comme l’a écrit hier dans ses colonnes Le Figaro ? Dans un contexte de crise sociale, les syndicats policiers apprécieront.

Bakchich revient sur la délicate question de la vidéosurveillance dans un entretien mené avec Frédéric Ocqueteau, directeur de recherches au CNRS, sociologue au CERSA (Centre d’études et de recherches de science administrative), membre de l’Observatoire national de la délinquance (INHES - Ministère de l’Intérieur).



Bakchich : Selon les chiffres annoncés par le ministère de l’Intérieur et révélés par Le Figaro dans son édition du lundi 23 mars 2009, trois cents communes auraient recours à la vidéosurveillance, soit près de 350 000 caméras publiques et privées fonctionnant dans toute la France. Avec des résultats apparemment spectaculaires, car, apprend-on, cet outil aurait permis « de faire reculer la délinquance de rue de 58% à Orléans, de 50% à Epinay-sur-Seine (93), de 48% à Cannes, de 40% à Avignon, de 27% à Strasbourg, de 20% à Lyon ». Quelle interprétation faites-vous de cette annonce ?

Frédéric Ocqueteau : C’est la propagande pro gouvernementale habituelle de ce journal, mais il n’est pas le seul. Le problème est le suivant : tant qu’un journaliste ne fera pas l’effort d’expliquer à ses lecteurs les mécanismes d’imputation causale entre l’érection d’une caméra dans l’espace public d’une ville et son impact sur des comportements dans la rue, il n’aura pas fait son travail. En revanche, s’il prend le temps d’expliquer comment, dans chaque ville qui se serait équipée, quel comportement malveillant a été ciblé, quel suspect les agents municipaux ont observé, à quelle heure et pourquoi ils l’ont fait, ce qu’ils ont exactement enregistré, et comment les équipes de rondiers sont intervenues pour interpeller le « délinquant de rue » en question surpris en flagrant délit, là l’effort de pédagogie aura servi à quelque chose.

J’ai, pour ma part, plutôt tendance à penser que l’efficacité d’un dispositif de vidésosurveillance à composante sécuritaire devrait plutôt se mesurer à une augmentation du nombre de suspects surpris en flagrant délit par les agents municipaux plutôt qu’à leur diminution, lié à un prétendu effet d’inhibition constaté parmi la population « vouée à passer à l’acte ». Les quelques études sérieuses disponibles à ce sujet montrent en effet qu’avec une bonne campagne de pub locale, un impact inhibiteur peut être mesuré, mais elles montrent aussi qu’il n’est toujours que temporaire s’il n’est pas pérennisé par un couplage à d’autres mesures de prise en charge préventive n’ayant rien à voir avec les caméras.

Un effet d’annonce gouvernemental

Bakchich : Selon l’Intérieur, le nombre de communes sous protection vidéo devrait même rapidement atteindre les cinq cents en France. Michèle Alliot-Marie a promis de faire passer ce nombre de 20 000 à 60 000 d’ici la fin de l’année 2009. Est-ce à dire que le gouvernement veut surtout inciter les communes et autres acteurs publics à s’équiper ? Est-ce à dire que l’intérêt opérationnel n’est plus à démontrer ? Est-ce une affaire de « gros sous » ?

Frédéric Ocqueteau : Je pense plutôt que la présente annonce sert plusieurs desseins simultanés. L’Etat s’attribuerait un mérite ressortant du seul effort d’équipement des collectivités territoriales, en faisant croire que les élucidations des affaires augmenteraient. C’est peut-être un ressenti local, mais il faut également convenir qu’un maire a toujours besoin de rassurer sa population et de « communiquer » de la même façon qu’on le fait au niveau national. Il faut toujours prouver que l’insécurité dans la rue recule, et qu’on aura donc toujours eu raison de demander au public un effort fiscal plus conséquent pour investir dans de nouveaux dispositifs de surveillance. Pour l’instant, la stratégie est gagnante sur les deux plans. Et l’Etat peut multiplier par dix ou par cent le quota des caméras utiles, cela ne lui coûte rien en termes de budget national.

J’ai gardé le souvenir d’une municipalité comme La Rochelle ayant naguère fait appel à une expertise scientifique totalement indépendante ayant conclu à l’inanité d’un investissement en équipement de caméras pour la ville, répondant à l’émotion passagère suscitée par le festival du week-end vespéral des Francofolies. On n’a pas voulu donner crédit à cette étude à la méthodologie trop sophistiquée, car la municipalité avait évidemment une autre idée en tête. Résultat : à ma connaissance, il n’est pas un seul marchand de caméras fournissant à la fois l’audit et le dispositif aux municipalités qui ait conclu au moindre coût d’une autre solution moins sécuritaire que la caméra. Et c’est normal, car s’il fallait se baser sur la science pour agir politiquement et lui faire endosser des décisions qui ne sont que des leurres quand on cherche autre chose, où irait-on ? Il n’y a vraiment que les rêveurs du CNRS pour imaginer des choses aussi naïves. Heureusement que la criminologie appliquée va mettre un terme à toutes ces rêveries.

Rassurer la population locale et… communiquer

Bakchich : Ce sont donc les taux d’élucidation qui explosent, c’est-à-dire davantage d’auteurs identifiés. Pour autant, peut-on en déduire que l’installation d’équipements vidéo a de facto multiplié le taux de réussite policière ?

Frédéric Ocqueteau : J’allais y venir. Du côté police nationale, on grince des dents car les usages municipaux investis dans les caméras ne concordent pas toujours avec les attendus de la police judiciaire, et les espoirs mis dans les caméras. Or personne en France n’entend méditer comme il convient, c’est-à-dire rationnellement, ce cri d’alarme du directeur de Scotland Yard à Londres qui fit état l’an passé d’une contre performance spectaculaire dans le pays au taux de densité des caméras par tête d’habitants le plus élevé au monde : « 4% d’élucidations de mieux », c’est-à-dire d’identification d’un vrai suspect, et non pas le menu fretin des pauvres diables dont la justice classe sans suite les affaires !… C’est tout simplement tromper le monde que d’évoquer une explosion des élucidations ! J’ai été auditionné par la commission du Sénat chargée de plancher sur une nouvelle réglementation de la vidéosurveillance et cherchant à en comprendre l’efficacité. Les honorables venaient de recevoir le matin même cette information du chef de Scotland Yard. Tout se passa pour eux comme si la comparaison était illégitime : la police française n’a, semble-t-il, rien à voir avec la police britannique.

De toute façon, nul n’est pour l’instant capable d’établir un lien systématique en France entre vidéo surveillance et arrestation d’un suspect dans l’espace public, puisque l’origine des signalements policiers n’est pour l’instant jamais référé à la détection d’une caméra, sauf si elle gérée par l’Etat lui-même, comme à la préfecture de police. Et cela se comprend : imaginez qu’un chercheur vienne démontrer que l’augmentation des taux d’élucidations dans « la délinquance de rue » serait imputable aux caméras du maire de la ville. Bonjour le drame national sur les excellentes performances de notre police nationale.

Pour l’instant, il me semble que le message politique de la Direction générale de la police nationale (DGPN) consiste plutôt à nous persuader que les « caméras » dans leur ensemble, sont efficaces. Or, dit ainsi, c’est tout simplement indécidable. C’est vrai et c’est faux. A mes yeux, le problème n’est tout simplement pas là, et les arguments d’autorité ne sont nullement impressionnants.

En revanche, à l’Observatoire national de la délinquance (OND) qui n’a pas produit d’étude rigoureuse sur le sujet, on entend les arguments des maires de droite et de gauche à ce sujet… Il est intéressant de comprendre comment ils en ont été convaincus du bien fondé de s’équiper, mais également de comprendre les arguments de ceux, de moins en moins nombreux, qui résistent encore à l’aimable pression de l’Etat central.

La vidéosurveillance : un argument d’autorité magique

Bakchich : « Sur cinq ans, affirme la Place Beauvau, le volume de la délinquance a diminué presque deux fois plus rapidement dans les espaces vidéoprotégés ». Est-ce à dire que les caméras dissuadent certains délinquants de passer à l’acte ?

Frédéric Ocqueteau : Je ferai la même réponse. Tant qu’on ne nous aura pas expliqué les modalités du protocole mis en place pour le démontrer, cette prétendue diminution spectaculaire restera un argument d’autorité magique. Aucune étude un peu rigoureuse de ce genre n’est parvenue à ma connaissance. De deux choses l’une. Ou bien on me la signale, en tant que membre de l’OND par exemple, et quand j’en aurai pris connaissance, je reviendrai vers vous pour faire amende honorable ; ou bien, elle n’est qu’un aggloméré de données disparates et incomparables, et je crains que personne ne veuille prendre le risque de les montrer à la critique indépendante.

Nous restons encore dans un pays immature en matière de transparence des chiffres, quoique beaucoup de progrès aient été accomplis ces dernières années pour améliorer la situation… Quoiqu’il en soit, la magie peut avoir des effets de renforcement de crainte sur les craintifs de nature, elle n’opère pas sur ceux qui s’en défient ou ceux qui sont déterminés à la braver, serait-ce pour démontrer l’inconsistance des caméras.

Toutes les recherches dans l’espace public qui ont essayé de mesurer l’impact d’un changement des comportements dans un espace vidéoprotégé comparé à un espace qui ne l’était pas, ont au mieux démontré un effet de déplacement de certains petits délinquants d’un espace à l’autre (ce qui prouve une certaine efficacité quant à l’impact), au pire, pas d’effet du tout. Cela dit, mettons-nous à la place d’un maire qui devrait expliquer que l’investissement dans ses caméras dont il a équipé son centre ville pour répondre aux industriels et commerçants riches a provoqué un effet de déplacement de petites frappes sur l’espace de commerçants périphériques moins bien lotis…, le contribuable en tirera lui-même les leçons : il faut généraliser partout ou arrêter les dégâts. Je veux dire que les maires, de gauche ou de droite, une fois équipés… sont condamnés à vendre le succès du dispositif à leur électorat le plus fidélisé. Ou alors, ils doivent communiquer sur des phénomènes un peu plus subtils ou moins grossiers, reconnaître des réussites et des échecs relatifs…

Faire croire aux gens qui ont besoin de croire…

Bakchich : S’ils étaient inquiets au départ, les administrés de ces communes réclameraient aujourd’hui plus de caméras. Qu’en pensez-vous ?

Frédéric Ocqueteau : Tant qu’on fera croire aux gens qui ont besoin de le croire, que multiplier les caméras dans l’espace public provoquera une diminution mécanique des agressions et un apaisement général du climat, ils apporteront leur soutien. Mais il faudra faire de plus en plus preuve d’imagination pour les convaincre de ne pas douter, quand ils constateront par eux-mêmes qu’une agression n’a enclenché aucune réaction institutionnelle sur le moment… Tout simplement parce que, sauf exception, la réactivité des forces publiques et privées ne sera jamais suffisamment rapide pour contrer certaines déterminations, spectaculaires en matière d’agressions bien que rarissimes sur le plan des risques de victimisation.

J’entends bien qu’une agression spectaculaire justifiera toujours une pression à la couverture générale de l’espace, car pour les foules sentimentales, l’émotion n’a rien à voir avec la raison. Il serait bon que le politique cesse de jouer là-dessus, ce jeu là étant infiniment dangereux à la longue. Il n’y aura jamais assez de caméras !…

Bakchich : A ce propos, on note un glissement sémantique. On est passé du vocable « vidéosurveillance » à « vidéoprotection ». Est-ce anodin ?

Frédéric Ocqueteau : Non, bien sûr, c’est de la « com »… Mais en l’espèce, je trouve que ce nouveau terme est mieux en phase avec la réalité des investissements politiques locaux et nationaux dans cette technologie, que le terme de « vidéosurveillance » qui n’effarouchait plus personne… Non pas que cela fasse plus crédible, mais si j’emploie moi-même cette terminologie depuis longtemps, c’est pour signifier qu’il y a bien d’autres usages à trouver à ce genre d’outils. On a vu par exemple certaines catégories de population les plus rétives s’en emparer, dans certains établissements scolaires périphériques notamment, pour en faire une pédagogie collective à l’égard des enseignants, des élèves et de leurs parents.

Bakchich : Donc, l’affirmation : « moitié moins de crimes et délits commis dans les rues du fait de la vidéosurveillance ! » vous paraît, du moins scientifiquement, un effet d’annonce ?

Frédéric Ocqueteau : Oui…, mais on n’est plus à ça près. Le problème, c’est que même la gauche ne sait plus tellement communiquer autre chose à cet égard… Quand elle critique les statistiques du gouvernement, elle tombe dans le même travers que ce qu’elle dénonce. Pour l’opposition, soit elles sont manipulées, soit elles sont vraisemblables quand elles annoncent l’échec de l’équipe en place. On n’en sort jamais… En revanche, on observe des différences de pratiques parmi des municipalités de droite ou de gauche au moment de s’équiper de caméras… On note en général toujours plus de mauvaise conscience à le faire chez ces dernières. Il faut y vaincre plus de résistances idéologiques qu’au sein des premières, chez qui le langage de la loi et de l’ordre est comme un réflexe naturel. Ce qui a changé, c’est que même les communes de droite pauvres ont du apprendre elles aussi à ne plus tout attendre de l’Etat central.

Propos recueillis par Nicolas Beau et Louis Poirier
http://www.bakchich.info/La-videosurvei ... 07166.html
Ce qui distingue principalement l'ère nouvelle de l'ère ancienne, c'est que le fouet commence à se croire génial. K M

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mps
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Message non lu par mps » 31 mars 2009, 10:02:00

Pas lu, mais contester l'utilité de la vidéo surveillance, c'est tout simplement ridicule.

Exemple : un quartier de logements sociaux, dont le "parc" était devenu un immonde champ d"pandage de tous les déchets imaginalbes, au point qu'il a fallu 27 containers pour les évacuer !!!

Trois jour plus tard, une lessiveuse pourrie, un vieux matelas et quelques sacs immondes étaient déjà revenus.

La Commune a placé deux cameras de video surveillance. Trois jours après, elle avait les plaques de 7 voitures déverseuses (alors qu'il y a un parc à containers à moins d'un km !)

Convocation à la Police, amende, et dépliant sur le parc à container. Depuis 6 mois, le terrain reste propre et l'herbe repousse ...

Cela n'a évidemment rien à voir avec les effectifs de Police, et les jérémiades syndicales de l'article.
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

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racaille
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Message non lu par racaille » 01 avr. 2009, 20:15:00

Comme quoi il vaut toujours mieux lire un texte avant d'essayer de le dégommer ;)
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Gis
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Message non lu par Gis » 23 août 2009, 18:41:00

Salut Racaille,


J'ai lu ton interview, euh c'est un vrai ? Je te demande cela parce que le nom "bakchich" me fait penser à ce qu'il veut dire normalement, c'est à dire à un dessous de table.. choisir ce nom pour un journal est plutôt original.. comme l'est son slogan "informations, enquêtes et mauvais esprit". Je ne connais pas vraiment ce journal qui doit avoir une vision humoristique et qui aurait peut-être une tendance à tourner tout en ridicule ou à mettre en avant certains ressentis des gens et de s'en moquer.
Pour cet article, je dirais qu'ils vont dans le sens de la mode : l'insécurité et la solution miracle de la vidéo surveillance.. et sa critique. Ce sociologue constate que les statistiques sont ni fausses, ni vraies mais incomplètes ; que tout est question de communication qui prend appui sur la peur de certaines personnes mais qu'au niveau de la baisse de la délinquances le système doit être accompagné par d'autres mesures..  
Ce que je constate, c'est que je ne sais pas trop à quoi m'en tenir ou alors j'ai pas tout saisi ?

Je me demande si cet interview datant de mars ne serait pas encore d'actualité pour ce que raconte aujourd'hui Le Figaro - ben oui, j'ai pris le même journal qui avait publié des chiffres de l'Intérieur.-

L'article d'aujourd'hui date du 21 août (le rapport de juillet 2009) et indique une amélioration des résultats jusque dans les zones rurales, grâce aux caméras. Il reprend un rapport analysant l'effet dissuasif des caméras sur la délinquance entre 2000 et 2008.
Ce qui est amusant, c'est qu'Hortefeux renouvelle la promesse d'Alliot-Marie : de tripler le nombre de caméras de 20 000 à 60 000 d'ici à 2011 (MAM, c'était d'ici à 2009 !)
"L'impact le plus significatif : les agressions contre les personnes avec une progression contenue dans les villes équipées de vidéoprotection" 40 % de + depuis 2000 et deux fois moins dans les villes "protégées".
Le rapport indique aussi que la délinquance ne se déplace pas "vers les zones non couvertes". Enfin, les auteurs ont écrit : "ne semble pas avéré" tout en précisant ensuite que cela se vérifie au niveau des dires des forces de l'ordre comme au niveau des chiffres.

Effet préventif réel ? peut-être, même si le rapport finit sur un constat : l'adaptation du grand banditisme.

à plus

Feu
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Message non lu par Feu » 24 août 2009, 11:08:00

de mon coté j'ai travaillé sur le problème de la vidéo surveillance à Strasbourg 


entre 2001 et 2008 la petite délinquance à baissé en ville de Près de 30% 
est ce une coïncidence ? je ne le pense pas


en 2001 nous avons mis en place un dispositif de caméras dans des endroits "sensibles" et très vite les résultats ont pu être mesuré
en 2008 la délinquance sur la voie publique avait diminué quasi proportionnellement à l'installation des systèmes


Aujourd'hui la municipalité de gauche ne remet plus en cause l'équipement et propose d'accroître le dispositif... seul différence : on ne parle plus de "vidéosurveillance" mais de "vidéoprotection" (c'est sûr ça change tout !) 

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Message non lu par mps » 24 août 2009, 12:29:00

D'accord avec feu.

En Belgique, les enquêtes policières triplent leurs chances d'aboutir, quand les faits se passent sous l'oeil des cameras.
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

lancelot
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Message non lu par lancelot » 24 août 2009, 20:42:00

mps a écrit : D'accord avec feu.

En Belgique, les enquêtes policières triplent leurs chances d'aboutir, quand les faits se passent sous l'oeil des cameras.
pourquoi dans ce cas ne pas faire voter une loi obligeant les malfrats a commettre leurs actes devant les caméras, car sinon vous risquez de voir l'évolution des stats se faire à l'anglaise, a savoir : montrer le déplacement de la délinquance, puis le retour de celle ci progressivement, avec de meilleures méthodes.

anonyme
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Message non lu par anonyme » 24 août 2009, 20:45:00

La vidéo surveillance ( à moins de poser 1 caméra à 360°  tous les 15 mètres en ville ) est une idée débile et je pèse mes mots !!


Cela peut déplacer le risque de délit df'un endroit à un autre, au minimum, mais c'est tout... quel intérêt ??

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artragis
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Message non lu par artragis » 24 août 2009, 20:50:00

Cela peut déplacer le risque de délit df'un endroit à un autre, au minimum, mais c'est tout... quel intérêt ?
Imagine toi chercher une aiguille [les délits] dans une meule de foin [une grande ville style Paris].
Maintenant imagine toi chercher cette même aiguille[donc la même quantité de délits] dans une poignée de foin mais bien tassée [un quartier pas trop huppé].

Tu as plus de chance de trouver l'aiguille[punir les délits et donc les décourager] dans quel cas?
http://zestedesavoir.com une association pour la beauté du zeste.

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Message non lu par anonyme » 24 août 2009, 21:04:00

Les quartiers pas trop huppés comme tu dis ( genre "les bosquets à Montfermeil ou "les tarterets" à Corbeil ) n'auront jamais de caméras;  elles ne serviraient à rien à part d'attirer des comiques cagoulés qui baisseront leurs frocs pour montrer ce qu'ils au milieu de "leurs poignée de foin", comme tu dis !!
Et je dis encore : aucn intérêt !!  :lol:

Feu
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Message non lu par Feu » 24 août 2009, 21:15:00

pourtant ca marche ... comment tu l'expliques ?

anonyme
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Message non lu par anonyme » 24 août 2009, 21:20:00

Feu a écrit :pourtant ca marche ... comment tu l'expliques ?


Qu'est ce qui "marche" ? le chiffre d'affaire des vendeurs de caméras de surveillance ..?

 Lors de la Security Document World Conference (22-23 avril 2008, Londres), des représentants de Scotland Yard parlaient ainsi de « utter fiasco » (échec complet). Alors que la Grande-Bretagne a investi des millions pour s'équiper du plus vaste système de surveillance d'Europe, seuls 3 % des délits sont résolus à l'aide des caméras de surveillance parce que les gens ne craignent pas les caméras et pensent qu'elles ne fonctionnent pas ...//...
source The guardian/ wikipedia

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Message non lu par mps » 24 août 2009, 21:25:00

Si les caméras ne servent à rien, anonyme, pourquoi te dérangent-elles ?
C'est quand on a raison qu'il est difficile de prouver qu'on n'a pas tort. (Pierre Dac)

Feu
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Message non lu par Feu » 24 août 2009, 21:27:00

la baisse de la délinquance 


tu es fixé sur les flagrants délits mais tu oublies un effet important :


une personne se fait agressée hors caméra
l'agresseur s'enfuit 
avec de la chance il passera devant le dispositif et en visionnant les vidéos par la suite il sera possible de le retrouver...


j'ai vu le système fonctionné à Strasbourg et être particulièrement efficace !


 

anonyme
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Message non lu par anonyme » 24 août 2009, 21:35:00

mps a écrit :Si les caméras ne servent à rien, Anonyme, pourquoi te dérangent-elles ?


A t-on le croit de te photographier a ton insu ?  Non ! 
A t-on le droit de te suivre partout ou tu vas ? Non !
Donc, je ne vois pas pourquoi une collectivité ou l'Etat seraient au dessus des lois ?


Si une personne privée ( villa, immeuble ) ou morale ( entreprise, établissement public ) veut mettre une caméra pour se sécuriser ( beau leurre, mais bon... ), c'est son droit ! Mais pas dans la rue, sauf pour des raisons comme la circulation, là d'accord, cela reste anomnyme, mais pas pour filmer la tronche des gens...

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