Explosion au gaz à Paris : les questions qui se posent après le drame

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Explosion au gaz à Paris : les questions qui se posent après le drame

Message non lu par politicien » 13 janv. 2019, 15:52:19

Explosion au gaz à Paris : les questions qui se posent après le drame

13 janv. 2019, 11:43:02

Le parquet de Paris a annoncé dimanche que les pompiers avaient retrouvé une nouvelle victime dans les décombres de l'explosion survenue samedi matin dans un immeuble du IXe arrondissement. Le bilan…

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Image Les lieux du drame peu de temps après l'explosion. CARL LABROSSE/AFP


Le parquet de Paris a annoncé dimanche que les pompiers avaient retrouvé une nouvelle victime dans les décombres de l'explosion survenue samedi matin dans un immeuble du IXe arrondissement. Le bilan est donc de 4 morts et de plusieurs dizaines de blessés.



À 08h37 samedi matin, une habitante de la rue de Trévise appelle les pompiers pour signaler une odeur de gaz. Dix minutes plus tard, six soldats du feu interviennent au numéro 6. Deux s'occupent de couper le gaz tandis que les quatre autres montent dans les étages de cet immeuble haussmannien pour prévenir les habitants de ne pas sortir, nous a raconté, non sans émotion, la maire du IXe arrondissement, Delphine Bürkli. Mais à 08h59, une violente explosion retentit et souffle la boulangerie et le restaurant qui se trouvent au rez-de-chaussée. À l'arrivée des secours, les deux pompiers chargés de couper le gaz sont retrouvés morts ainsi qu'une touriste espagnole qui se trouvait dans la rue.


«C'est un spectacle de chaos, une scène de guerre», décrit, les traits tirés, l'élue LR devant quelques journalistes dans son bureau, au lendemain du drame.


En effet, samedi, rue de Trévise, des débris de verres jonchaient le sol, les vitres des immeubles aux alentours ont volé en éclats, les voitures stationnées ont été incendiées et retournées sous l'effet de la déflagration qui s'est fait ressentir jusque dans les locaux du Figaro, à 550 mètres de là. Un pompier, resté enseveli pendant deux heures, a été secouru, les blessés emmenés vers les hôpitaux parisiens et les sinistrés orientés vers la mairie du IXe arrondissement. En tout, 24 immeubles ont été évacués. Samedi après-midi, les secours se mettaient à la recherche d'une jeune femme portée disparue. Elle sera retrouvée sans vie dans les décombres dimanche matin.


Au lendemain de l'explosion, Le Figaro tente de répondre aux questions qui se posent.


» LIRE AUSSI - Explosion à Paris: quatre personnes tuées, les images du drame

• Quel est le bilan humain?


Selon un dernier bilan communiqué ce dimanche par les autorités, deux sapeurs-pompiers et deux personnes civiles ont trouvé la mort tandis que neuf personnes étaient toujours dans une situation d'«urgence absolue» et 42 plus légèrement blessées. À la mi-journée, le parquet de Paris a annoncé que le corps sans vie de la jeune femme recherchée samedi avait été retrouvé dans les décombres. Selon nos informations, il s'agissait d'une jeune femme de 28 ans, qui vivait au premier étage de l'immeuble où a eu lieu l'explosion. C'est son petit ami, secouru par les pompiers, qui avait prévenu qu'elle se trouvait dans le salon de l'appartement au moment de l'explosion.

• Comment va le pompier resté enseveli?


Premier à s'engager avec ses deux collègues qui ont péri dans l'explosion, le sapeur 1ère classe Maxime Acard, qui est resté enseveli sous les décombres pendant deux heures, va «très bien», nous indique le lieutenant-colonel Gabriel Plus, porte-parole des Sapeurs-Pompiers de Paris. «Il présente des blessures superficielles, il a eu beaucoup de chance mais il est très choqué», rapporte-t-il. «Cette intervention a été terrible pour lui. Il s'est engagé avec ses camarades qu'il connaissait depuis longtemps et sait qu'ils ne sont plus là aujourd'hui». Les pompiers de Paris ont lancé une cagnotte pour soutenir les familles des deux sapeurs-pompiers tués dans l'explosion. Dimanche après-midi, plus de 80.000 euros avaient été versés.

• Que font les pompiers ce dimanche?


Trois équipes de pompiers étaient engagées pour retrouver la personne portée disparue et sécuriser les lieux: un groupe cynotechnique, le groupe d'intervention en milieu périlleux (GRIMP) et les spécialistes de recherche et sauvetage en milieu urbain (RSMU). Au total, «55 pompiers sont actuellement mobilisés et travaillent dans des conditions périlleuses», nous explique le commandant Moulin. Les pompiers travaillent avec les architectes de la préfecture de police de Paris.


Image Dimanche matin sur les lieux du drame. THOMAS SAMSON/AFP


Pour sécuriser les opérations de sauvetage, des étais ont été mis en place pour stabiliser la structure du bâtiment impacté, le 6 rue de Trévise. «Il faut s'imaginer que le plancher du premier étage est tombé sur celui du rez-de-chaussée qui est lui-même tombé au sous-sol», décrit le porte-parole des sapeurs-pompiers de Paris. «Maintenant que nous avons sécurisé la zone de recherches, nous enlevons les déblais pierre par pierre, à la main», détaille-t-il, précisant qu'il y a beaucoup de gravats. L'étape d'après consistera à poursuivre les opérations de sécurisation pour laisser place aux experts et aux assurances. «Cela peut durer trois à quatre jours», indique le commandant Moulin.

• Outre les victimes, combien y a-t-il de sinistrés?


Entre 400 et 600 personnes se sont rendus samedi à la mairie du IXe arrondissement où un dispositif d'accueil a été mis en place. Ils ont pu s'y restaurer et rencontrer des médecins de la cellule d'urgence médico-psychologique (CUMP), installée au centre de la mairie. Si l'immense majorité des sinistrés ont trouvé refuge chez des amis ou des membres de leur famille, une cinquantaine de personnes ont été logées par la mairie de Paris dans des hôtels et un centre d'hébergement. «Je ne voulais pas qu'ils soient dans un gymnase», souligne la maire du IXe arrondissement, Delphine Bürkli, qui remercie les hôteliers qui ont gracieusement offert des nuitées aux riverains sans solution de logement. Également mobilisée, l'entreprise GRDF propose d'indemniser les sinistrés à hauteur de 500 euros par personne et 3000 euros par foyer pour pouvoir acheter les premiers produits de nécessité. Des cellules médico-psychologiques seront également mises en place dans trois crèches et quatre écoles du quartier, nous annonce l'élue LR.


(...)


Article complet sur http://www.lefigaro.fr/actualite-france ... -drame.php
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