Le QI des Français en chute libre

venez parler des sujets de société qui vous concerne ( drogue, alcool, avortement...)
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asterix
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Re: Le QI des Français en chute libre

Message non lu par asterix » 31 déc. 2018, 15:21:51

Baltorupec a écrit :
30 déc. 2018, 16:14:45
asterix a écrit :
29 déc. 2018, 22:58:30

Pour ce qui est des petits entrepreneurs, pour en être, je trouve que depuis 20 ans ils font décliner cette image de culture correcte. Ils sont là pour la frime et le fun, alors que leurs pères étaient là pour prouver leur génie contant et progressif au monde. Non, vraiment, les gens cultivés sont cadres salariés dans les grands groupes. C'est ce qui leur permet de rester cultivés, parce que chef de PME ou TPE, c'est un enfer matérialiste, une fournaise chauffée à blanc par le facteur humain. On ne sort pas indemme d'une vie à la tête d'une entreprise, surtout si on est cultivé: on devient nihiliste, célinien, nietzchéen. Pour le coup.
La culture ne forme pas. Savoir, ce n'est pas savoir faire. Savoir n'est pas une expérience. La nuance est très forte. Par contre, la culture démontre la curiosité des gens, donc leur aptitude et leur vitesse à apprendre. Pour apprendre, il faut pratiquer le mimétisme, et trouver un mentor. Notre société est à des années lumières de cela, et c'est bien dommage.
Je veux bien croire, après je parle juste de mon expérience personnelle.
Nombrilist a écrit :
30 déc. 2018, 10:30:20
Yakiv a écrit :
30 déc. 2018, 00:01:47
On a fini par tout mélanger sur ce fil.
Le QI, ce n'est ni la réussite scolaire (certains ont cru bon devoir attaquer l'EN à partir de ça...), ni la culture générale.
Ce sont plutôt des tests de logique à la base.
Absolument exact. On peut avoir un QI de 130 et ne pas arriver à planter un clou correctement dans un mur.
J'ai un QI un peu supérieur à ça et effectivement, je suis quasiment incapable de conduire une voiture. J'ai pas mal de connaissances mais on ne peut pas dire que je sois brillant. Par contre, le contre coup, c'est que j'ai le syndrôme d'asperger. Avoir un QI élevé peut se payer par des contrecoups relativement élevés, anxiété aussi élevé que le QI, dépression, addictions, comportements à risques. Je m'étais rapproché d'une communauté de haut QI il y a quelques années, j'ai fini par m'en éloigner car j'en avais marre du nombrilisme (sans mauvais jeux de mots) et de la rancoeur envers les "normaux" (appelé neurotypiques). Rancoeur que je retrouve chez certains aspergers, ce qui m'agace beaucoup.
Les capacités intellectuelles doivent être tempérées par beaucoup de modestie et de capacité de travail.

Si j'étais employeur et que je devais viser une tranche de QI pour un recrutement, je viserais probablement les QI de 110-120, ils me semblent avoir un bon ratio d'effets positifs d'un QI supérieur sans trop en avoir les contrecoups néfastes.

Le QI me semble être comme la taille, c'est un peu comme être grand, trop, c'est une maladie (les géants peuvent difficilement se déplacer sans une canne), pas assez, c'est un handicap. A la fin, cela reste le travail, la discipline qui font la différence.

Un peu comme la NBA, en NBA, il y a principalement des grands, mais être grand ne fait pas de vous quelqu'un taillé pour la NBA ,et quelqu'un de taille moyenne très entrainé physiquement sera bien meilleur qu'un grand feignant en basket.

J'espère que ma métaphore filée est compréhensible.
Perso, je conteste la procédure de l'établissement du QI. Je suis assez d'accord avec tout ce que j'ai lu des uus et des autres. D'une part, effectivement l'intelligence rend triste, parce qu'elle va de pair avec une forte lucidité sur monde. Plus on est intelligent plus on fait un constat grave de la connerie, et plus on est solitaire. J'ai aussi un peu souffert de ça, avec pourtant un simple QI de 124 à 20 ans. Mais ma véritable intelligence n'a pas été que cérébrale: ce qui m'a donné énormément de satisfaction (c'est vraiment énorme de plaisir), c'est que mes mains ont été très obéissantes à mon cerveau et du coup, mon cerveau a appris plus de mes mains que de mes oreilles et de mes yeux. Aucun protocole d'établissement de QI ne mesure ça, du coup, parler de QI devient pour moi assez inintéressant, puisqu'on ne mesure pas la psychomotricité globale. Pourquoi, d'ailleurs?
Dans un test de QI, il m'est fréquemment arrivé de dire, comme Laurent Blanc face aux questions des journalistes: "Elle est c.. ta question!". Parce que bien des problèmes que j'aurai aimé être invité à résoudre, ne m'ont pas été posé: comment puis je donc découvrir la mesure de ma valeur?
Donc pourquoi? Parce que le monde qui s'annonce a depuis longtemps décidé (depuis Ford et Taylor) que l'habileté des gens est un ennemi de la consommation, donc de la croissance fondée sur le service: on veut faire à votre place, ce que vous savez très bien faire, ne serait ce que garer une voiture du premier coup. Un gars très doué de ses mains et de son imagination, comme moi et encore des millions d'autres, est une véritable peste pour le nouveau business. Nous sommes des moisissures post industrielles, des gens qui détestent les applications débiles, capables encore de trouver une adresse sans GPS, ou d'indiquer le Nord après avoir tourné 25 fois sur soi même les yeux fermés. J'ai toujours su ou était le Nord, tout me l'indique, comme ma visions instantanée des choses en 3D sans que cela constitue un point supplémentaire de mon QI. L'intelligence n'est pas que savoir ouvrir une noix, c'est surtout savoir le faire.

Voilà pourquoi la baisse du QI est excellente pour les affaires. Etre intelligent à votre place (et logique, puisqu'il s'agit effectivement de cela), c'est la fortune des couillons, la revanche des médiocres, peut être pas volée certes.


Petit conseil de lecture pour les interessés.

https://www.editionsladecouverte.fr/cat ... 60065.html

Dernier petit constat de 56 ans d'existence dont 40 d'existence professionnelle. La modestie et l'humilité sont plus répandues chez les sachants que chez les savants. D'abord ces derniers méprisent les premiers, et passent souvent leur vie à leur déverser des torrents de condescendance, de manière à tenir le haut du pavé sans être contestés. C'est ainsi que les élites sont savantes et non sachantes. C'est leurs seule source de gloire. La gloire des sachants est ailleurs, beaucoup plus intime et discrète, humble aussi parce que savoir faire s'apprend dans la douleur du corps et des véritables échecs (cerveau compris). La seule expertise des sachants est la polyvalence couplée à la gestion de l'imprévisible. C'est l'antithèse de l'expertise. Du dogme. Du théorème. De l'algorithme. Chez les sachants rien n'est dans le marbre, car chaque jour contrarie le précédent, torture dans laquelle on perçoit intuitivement le suivant. Dans l'école des sachants, on a jamais flatté leur moyenneté, dédramatisé leurs échecs. Les sachants ont tout pris en pleine poire, et ont léché le jus sur leur joues.

Conclusion. L'évaluation du QI est aussi contestable que l'élaboration du taux de croissance économique. Trop de données, trop de domaines, ne sont pas visités et intégrés au protocole d'élaboration. C'est précisément comme cela que les savants verrouillent leur élitisme, les sachants restent dehors (contents de l'être) constituant la plèbe, le tiers état. Tiers état certes mou de la révolte, tant les sachants la savent non constructive.
Modifié en dernier par asterix le 31 déc. 2018, 15:29:09, modifié 2 fois.
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Papibilou
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Re: Le QI des Français en chute libre

Message non lu par Papibilou » 31 déc. 2018, 15:23:52

Le QI est une mesure qui sert:
- pour les enfants à mesurer leur degré de maturité. Un enfant de 10 ans ayant obtenu 120 de QI est supposé avoir une maturité de 12 ans, le chiffre 100 étant supposé mesurer la moyenne.
- pour les adultes à mesurer leur capacités logiques. Très intéressant pour tout ce qui est math physique informatique.

En revanche je ne suis pas sûr que Victor Hugo ait atteint un niveau très élevé car il ne faut pas demander au QI de tout mesurer. Il existe de multiples facettes de l'intelligence et le QI n'en mesure qu'une.

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asterix
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Re: Le QI des Français en chute libre

Message non lu par asterix » 31 déc. 2018, 15:55:42

Papibilou a écrit :
31 déc. 2018, 15:23:52
Le QI est une mesure qui sert:
- pour les enfants à mesurer leur degré de maturité. Un enfant de 10 ans ayant obtenu 120 de QI est supposé avoir une maturité de 12 ans, le chiffre 100 étant supposé mesurer la moyenne.
- pour les adultes à mesurer leur capacités logiques. Très intéressant pour tout ce qui est math physique informatique.

En revanche je ne suis pas sûr que Victor Hugo ait atteint un niveau très élevé car il ne faut pas demander au QI de tout mesurer. Il existe de multiples facettes de l'intelligence et le QI n'en mesure qu'une.
Exactement.

@yakiv je me permettrais d'attaquer un peu l'EN là dessus, bien que la remise en question soit d'actualité, avec Blanquer, sans doute inspiré de Cédric Villani. Attaquer mais pas massacrer. Parce que les profs sont aussi des victimes. Parce que eux aussi, sont passé d'artisans créateur de la pédagogie et du savoir (donc un savoir faire de sachant), à simples exécutants de dogmes, toute personnalisation de méthode proscrite!

Un vieil instituteur, décédé il y a 10 ans, m'a dit: "ne nous trompons pas, ce sont les enfants qui nous apprennent comment les aborder, et qui nous donnent les clés de leur boite crânienne. Ou pas!" "Le savoir est un appétit, encore faut il le nourrir de ce qu'il sait digérer".


Perso, j'ai toujours dit à mes filles de chercher la contestation de ce qui est enseigné. Plutôt que de mettre la foire dans la classe, mettons la foire dans la tête du prof, de manière à ce qu'il se batte comme un lion ou lionne, pour démontrer ce qu'il ou elle enseigne. Si c'est un vrai prof, il ou elle en redemandera. J'ai fais cette expérience. Les profs de maths ont plutôt détesté. Les profs de français ou SVT (science naturelle à l'époque) ont plutôt aimé. J'ai d'ailleurs eu un conflit frontal et nourrit avec un prof de math en 3ème, de qui j'ai boycotté les cours pendant un trimestre, pour obtenir mon BEPC assez élégamment finalement. J'ai compris ce jour que je serai dans le camps des sachants, et que je ne mangerai pas de foin jusqu'à Bac+5, mais plutôt des fruits juteux et vitaminés jusqu'à bac - 3, c'est à dire un CAP Ebénisterie menuiserie, avec une note générale de 18/20, en sautant une année. Ainsi les maths avaient un sens.
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Golgoth
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Re: Le QI des Français en chute libre

Message non lu par Golgoth » 31 déc. 2018, 17:54:31

asterix a écrit :
31 déc. 2018, 15:55:42
Papibilou a écrit :
31 déc. 2018, 15:23:52
Le QI est une mesure qui sert:
- pour les enfants à mesurer leur degré de maturité. Un enfant de 10 ans ayant obtenu 120 de QI est supposé avoir une maturité de 12 ans, le chiffre 100 étant supposé mesurer la moyenne.
- pour les adultes à mesurer leur capacités logiques. Très intéressant pour tout ce qui est math physique informatique.

En revanche je ne suis pas sûr que Victor Hugo ait atteint un niveau très élevé car il ne faut pas demander au QI de tout mesurer. Il existe de multiples facettes de l'intelligence et le QI n'en mesure qu'une.
Exactement.

@yakiv je me permettrais d'attaquer un peu l'EN là dessus, bien que la remise en question soit d'actualité, avec Blanquer, sans doute inspiré de Cédric Villani. Attaquer mais pas massacrer. Parce que les profs sont aussi des victimes. Parce que eux aussi, sont passé d'artisans créateur de la pédagogie et du savoir (donc un savoir faire de sachant), à simples exécutants de dogmes, toute personnalisation de méthode proscrite!

Un vieil instituteur, décédé il y a 10 ans, m'a dit: "ne nous trompons pas, ce sont les enfants qui nous apprennent comment les aborder, et qui nous donnent les clés de leur boite crânienne. Ou pas!" "Le savoir est un appétit, encore faut il le nourrir de ce qu'il sait digérer".


Perso, j'ai toujours dit à mes filles de chercher la contestation de ce qui est enseigné. Plutôt que de mettre la foire dans la classe, mettons la foire dans la tête du prof, de manière à ce qu'il se batte comme un lion ou lionne, pour démontrer ce qu'il ou elle enseigne. Si c'est un vrai prof, il ou elle en redemandera. J'ai fais cette expérience. Les profs de maths ont plutôt détesté. Les profs de français ou SVT (science naturelle à l'époque) ont plutôt aimé. J'ai d'ailleurs eu un conflit frontal et nourrit avec un prof de math en 3ème, de qui j'ai boycotté les cours pendant un trimestre, pour obtenir mon BEPC assez élégamment finalement. J'ai compris ce jour que je serai dans le camps des sachants, et que je ne mangerai pas de foin jusqu'à Bac+5, mais plutôt des fruits juteux et vitaminés jusqu'à bac - 3, c'est à dire un CAP Ebénisterie menuiserie, avec une note générale de 18/20, en sautant une année. Ainsi les maths avaient un sens.
Tiens, ça faisait longtemps qu’on avait pas eu un #célafautoprof. :mrgreen2:
T'es vraiment kon François, fallait créer une SCI. :mrgreen2:

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Yakiv
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Re: Le QI des Français en chute libre

Message non lu par Yakiv » 31 déc. 2018, 20:29:29

asterix a écrit :
31 déc. 2018, 15:55:42
Exactement.

@yakiv je me permettrais d'attaquer un peu l'EN là dessus, bien que la remise en question soit d'actualité, avec Blanquer, sans doute inspiré de Cédric Villani. Attaquer mais pas massacrer. Parce que les profs sont aussi des victimes. Parce que eux aussi, sont passé d'artisans créateur de la pédagogie et du savoir (donc un savoir faire de sachant), à simples exécutants de dogmes, toute personnalisation de méthode proscrite!

Un vieil instituteur, décédé il y a 10 ans, m'a dit: "ne nous trompons pas, ce sont les enfants qui nous apprennent comment les aborder, et qui nous donnent les clés de leur boite crânienne. Ou pas!" "Le savoir est un appétit, encore faut il le nourrir de ce qu'il sait digérer".


Perso, j'ai toujours dit à mes filles de chercher la contestation de ce qui est enseigné. Plutôt que de mettre la foire dans la classe, mettons la foire dans la tête du prof, de manière à ce qu'il se batte comme un lion ou lionne, pour démontrer ce qu'il ou elle enseigne. Si c'est un vrai prof, il ou elle en redemandera. J'ai fais cette expérience. Les profs de maths ont plutôt détesté. Les profs de français ou SVT (science naturelle à l'époque) ont plutôt aimé. J'ai d'ailleurs eu un conflit frontal et nourrit avec un prof de math en 3ème, de qui j'ai boycotté les cours pendant un trimestre, pour obtenir mon BEPC assez élégamment finalement. J'ai compris ce jour que je serai dans le camps des sachants, et que je ne mangerai pas de foin jusqu'à Bac+5, mais plutôt des fruits juteux et vitaminés jusqu'à bac - 3, c'est à dire un CAP Ebénisterie menuiserie, avec une note générale de 18/20, en sautant une année. Ainsi les maths avaient un sens.
C'est marrant, parce qu'autant je conçois bien qu'on puisse contester des matières comme la philosophie ou l'histoire, autant je vois mal comment on peut contester les règles mathématiques qu'il faut la plupart du temps apprendre par cœur. Sans doute auras-tu remis en question la pédagogie du coup.

Pour ce qui est de la liberté laissée aux enseignants sur les méthodes, je suis sceptique pour 2 raisons : laisser la liberté à chaque enseignant d'utiliser la méthode qu'il préfère, c'est laisser des enseignants recourir à de mauvaises méthodes, ce qui veut dire sacrifier des enfants en gros. Pour la seconde raison, je fais un parallèle avec la médecine et je vois mal des médecins recourir à des méthodes diverses et variées, ce serait assez flippant, non ?

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Re: Le QI des Français en chute libre

Message non lu par Narbonne » 31 déc. 2018, 20:41:49

Il existe la géométrie basée sur le cercle (terre, horizon...) et non sur la ligne droite
Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait.

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asterix
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Re: Le QI des Français en chute libre

Message non lu par asterix » 01 janv. 2019, 16:08:15

Golgoth a écrit :
31 déc. 2018, 17:54:31

Tiens, ça faisait longtemps qu’on avait pas eu un #célafautoprof. :mrgreen2:
Relit bien, et tu verras que je prends leur défense.
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Re: Le QI des Français en chute libre

Message non lu par asterix » 01 janv. 2019, 18:54:58

Yakiv a écrit :
31 déc. 2018, 20:29:29
asterix a écrit :
31 déc. 2018, 15:55:42
Exactement.

@yakiv je me permettrais d'attaquer un peu l'EN là dessus, bien que la remise en question soit d'actualité, avec Blanquer, sans doute inspiré de Cédric Villani. Attaquer mais pas massacrer. Parce que les profs sont aussi des victimes. Parce que eux aussi, sont passé d'artisans créateur de la pédagogie et du savoir (donc un savoir faire de sachant), à simples exécutants de dogmes, toute personnalisation de méthode proscrite!

Un vieil instituteur, décédé il y a 10 ans, m'a dit: "ne nous trompons pas, ce sont les enfants qui nous apprennent comment les aborder, et qui nous donnent les clés de leur boite crânienne. Ou pas!" "Le savoir est un appétit, encore faut il le nourrir de ce qu'il sait digérer".


Perso, j'ai toujours dit à mes filles de chercher la contestation de ce qui est enseigné. Plutôt que de mettre la foire dans la classe, mettons la foire dans la tête du prof, de manière à ce qu'il se batte comme un lion ou lionne, pour démontrer ce qu'il ou elle enseigne. Si c'est un vrai prof, il ou elle en redemandera. J'ai fais cette expérience. Les profs de maths ont plutôt détesté. Les profs de français ou SVT (science naturelle à l'époque) ont plutôt aimé. J'ai d'ailleurs eu un conflit frontal et nourrit avec un prof de math en 3ème, de qui j'ai boycotté les cours pendant un trimestre, pour obtenir mon BEPC assez élégamment finalement. J'ai compris ce jour que je serai dans le camps des sachants, et que je ne mangerai pas de foin jusqu'à Bac+5, mais plutôt des fruits juteux et vitaminés jusqu'à bac - 3, c'est à dire un CAP Ebénisterie menuiserie, avec une note générale de 18/20, en sautant une année. Ainsi les maths avaient un sens.
C'est marrant, parce qu'autant je conçois bien qu'on puisse contester des matières comme la philosophie ou l'histoire, autant je vois mal comment on peut contester les règles mathématiques qu'il faut la plupart du temps apprendre par cœur. Sans doute auras-tu remis en question la pédagogie du coup.

Pour ce qui est de la liberté laissée aux enseignants sur les méthodes, je suis sceptique pour 2 raisons : laisser la liberté à chaque enseignant d'utiliser la méthode qu'il préfère, c'est laisser des enseignants recourir à de mauvaises méthodes, ce qui veut dire sacrifier des enfants en gros. Pour la seconde raison, je fais un parallèle avec la médecine et je vois mal des médecins recourir à des méthodes diverses et variées, ce serait assez flippant, non ?
Les théorèmes et les axiomes sont une infime partie, incontestable certes, de l'enseignement.
Ma fille ainée va cette année soutenir une thèse en biologie, en ayant été perpétuellement, avec mes conseils, au cours de sa scolarité dans la mise en doute de ce qu'elle apprenanait. L'enseignement globalement n'est pas une captation de certitudes, mais une perpétuelle levée de doutes. Nuance. C'est d'ailleurs ainsi que l'on forme des démocrates. Pour les certitudes, c'est l'acabit des dictatures, des dogmes, ou des idéologies.


Je comprends ton scepticisme à donner de la liberté aux enseignants d'aujourd'hui, parce qu'eux même ont tellement été moulé dans des dogmes. Mais j'ai connu perso en école primaire des instits qui composaient avec les pédagogies officielles avec beaucoup de succès, dans un enseignement plus intuitif, et donc plus à la carte, plus adapté au cas par cas. L'essentiel, c'est précisément que l'enseignant connaisse et comprenne plusieurs méthodes, qu'il puisse comme un artisan, développer ce que la situation lui inspire, en puisant dans son savoir originel et académique, mais aussi dans sa mémoire et son expérience. Sans compter qu'internet permet d'échanger des avis et des expériences.


Quand aux medecins parlons en. J'ai de gros et précoces problèmes de rhumatismes. Trois rhumaologues, trois approches différentes, trois traitements différents, mais un seul résultat, qui est un demi échec, mais peu importe. Bien sur et heureusement que les médecins accomodent leur savoir avec des approches intuitives. Et c'est aussi grace à mon esprit critique, à la mise en doute de leur méthode et thérapie, que j'avance avec eux vers des solutions. Solutions rarement inscrites dans le marbre. Même le diagnostique du premier fut intuitif, tellement mon cas est rare. Le traitement le fut moins. Donc ce qui serait flippant, c'est que de trois rhumatologues, je sois tombé sur la même approche, et la même thérapie.

Il faut faire confiance aux gens. Sinon on est bon pour le transhumanisme, la mort de la démocratie, la poursuite de l'infantilisation et de la déresponsabilisation, et la victoire du pragmatisme absolut. Et la seule méthode acceptée sera celle développée par l'intelligence artificielle. Qui elle, ne sera jamais plus contestée, le savoir étant mué en religion.

Lorsqu'on est sur de tout, la démocratie est inutile.


Même mon métier est un perpétuelle réinvention, remise en cause, levée de doutes, avec une matière première difficilement prévisible, exposée à autant d'environnement...
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Baltorupec
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Re: Le QI des Français en chute libre

Message non lu par Baltorupec » 02 janv. 2019, 13:31:53

asterix a écrit :
31 déc. 2018, 15:21:51
Perso, je conteste la procédure de l'établissement du QI. Je suis assez d'accord avec tout ce que j'ai lu des uus et des autres. D'une part, effectivement l'intelligence rend triste, parce qu'elle va de pair avec une forte lucidité sur monde. Plus on est intelligent plus on fait un constat grave de la connerie, et plus on est solitaire. J'ai aussi un peu souffert de ça, avec pourtant un simple QI de 124 à 20 ans. Mais ma véritable intelligence n'a pas été que cérébrale: ce qui m'a donné énormément de satisfaction (c'est vraiment énorme de plaisir), c'est que mes mains ont été très obéissantes à mon cerveau et du coup, mon cerveau a appris plus de mes mains que de mes oreilles et de mes yeux. Aucun protocole d'établissement de QI ne mesure ça, du coup, parler de QI devient pour moi assez inintéressant, puisqu'on ne mesure pas la psychomotricité globale. Pourquoi, d'ailleurs?
Dans un test de QI, il m'est fréquemment arrivé de dire, comme Laurent Blanc face aux questions des journalistes: "Elle est c.. ta question!". Parce que bien des problèmes que j'aurai aimé être invité à résoudre, ne m'ont pas été posé: comment puis je donc découvrir la mesure de ma valeur?
Donc pourquoi? Parce que le monde qui s'annonce a depuis longtemps décidé (depuis Ford et Taylor) que l'habileté des gens est un ennemi de la consommation, donc de la croissance fondée sur le service: on veut faire à votre place, ce que vous savez très bien faire, ne serait ce que garer une voiture du premier coup. Un gars très doué de ses mains et de son imagination, comme moi et encore des millions d'autres, est une véritable peste pour le nouveau business. Nous sommes des moisissures post industrielles, des gens qui détestent les applications débiles, capables encore de trouver une adresse sans GPS, ou d'indiquer le Nord après avoir tourné 25 fois sur soi même les yeux fermés. J'ai toujours su ou était le Nord, tout me l'indique, comme ma visions instantanée des choses en 3D sans que cela constitue un point supplémentaire de mon QI. L'intelligence n'est pas que savoir ouvrir une noix, c'est surtout savoir le faire.

Voilà pourquoi la baisse du QI est excellente pour les affaires. Etre intelligent à votre place (et logique, puisqu'il s'agit effectivement de cela), c'est la fortune des couillons, la revanche des médiocres, peut être pas volée certes.


Petit conseil de lecture pour les interessés.

https://www.editionsladecouverte.fr/cat ... 60065.html

Dernier petit constat de 56 ans d'existence dont 40 d'existence professionnelle. La modestie et l'humilité sont plus répandues chez les sachants que chez les savants. D'abord ces derniers méprisent les premiers, et passent souvent leur vie à leur déverser des torrents de condescendance, de manière à tenir le haut du pavé sans être contestés. C'est ainsi que les élites sont savantes et non sachantes. C'est leurs seule source de gloire. La gloire des sachants est ailleurs, beaucoup plus intime et discrète, humble aussi parce que savoir faire s'apprend dans la douleur du corps et des véritables échecs (cerveau compris). La seule expertise des sachants est la polyvalence couplée à la gestion de l'imprévisible. C'est l'antithèse de l'expertise. Du dogme. Du théorème. De l'algorithme. Chez les sachants rien n'est dans le marbre, car chaque jour contrarie le précédent, torture dans laquelle on perçoit intuitivement le suivant. Dans l'école des sachants, on a jamais flatté leur moyenneté, dédramatisé leurs échecs. Les sachants ont tout pris en pleine poire, et ont léché le jus sur leur joues.

Conclusion. L'évaluation du QI est aussi contestable que l'élaboration du taux de croissance économique. Trop de données, trop de domaines, ne sont pas visités et intégrés au protocole d'élaboration. C'est précisément comme cela que les savants verrouillent leur élitisme, les sachants restent dehors (contents de l'être) constituant la plèbe, le tiers état. Tiers état certes mou de la révolte, tant les sachants la savent non constructive.
La multiplicité des intelligences est reconnue au niveau scientifique.
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Re: Le QI des Français en chute libre

Message non lu par asterix » 02 janv. 2019, 14:28:11

Baltorupec a écrit :
02 janv. 2019, 13:31:53
asterix a écrit :
31 déc. 2018, 15:21:51
Perso, je conteste la procédure de l'établissement du QI. Je suis assez d'accord avec tout ce que j'ai lu des uus et des autres. D'une part, effectivement l'intelligence rend triste, parce qu'elle va de pair avec une forte lucidité sur monde. Plus on est intelligent plus on fait un constat grave de la connerie, et plus on est solitaire. J'ai aussi un peu souffert de ça, avec pourtant un simple QI de 124 à 20 ans. Mais ma véritable intelligence n'a pas été que cérébrale: ce qui m'a donné énormément de satisfaction (c'est vraiment énorme de plaisir), c'est que mes mains ont été très obéissantes à mon cerveau et du coup, mon cerveau a appris plus de mes mains que de mes oreilles et de mes yeux. Aucun protocole d'établissement de QI ne mesure ça, du coup, parler de QI devient pour moi assez inintéressant, puisqu'on ne mesure pas la psychomotricité globale. Pourquoi, d'ailleurs?
Dans un test de QI, il m'est fréquemment arrivé de dire, comme Laurent Blanc face aux questions des journalistes: "Elle est c.. ta question!". Parce que bien des problèmes que j'aurai aimé être invité à résoudre, ne m'ont pas été posé: comment puis je donc découvrir la mesure de ma valeur?
Donc pourquoi? Parce que le monde qui s'annonce a depuis longtemps décidé (depuis Ford et Taylor) que l'habileté des gens est un ennemi de la consommation, donc de la croissance fondée sur le service: on veut faire à votre place, ce que vous savez très bien faire, ne serait ce que garer une voiture du premier coup. Un gars très doué de ses mains et de son imagination, comme moi et encore des millions d'autres, est une véritable peste pour le nouveau business. Nous sommes des moisissures post industrielles, des gens qui détestent les applications débiles, capables encore de trouver une adresse sans GPS, ou d'indiquer le Nord après avoir tourné 25 fois sur soi même les yeux fermés. J'ai toujours su ou était le Nord, tout me l'indique, comme ma visions instantanée des choses en 3D sans que cela constitue un point supplémentaire de mon QI. L'intelligence n'est pas que savoir ouvrir une noix, c'est surtout savoir le faire.

Voilà pourquoi la baisse du QI est excellente pour les affaires. Etre intelligent à votre place (et logique, puisqu'il s'agit effectivement de cela), c'est la fortune des couillons, la revanche des médiocres, peut être pas volée certes.


Petit conseil de lecture pour les interessés.

https://www.editionsladecouverte.fr/cat ... 60065.html

Dernier petit constat de 56 ans d'existence dont 40 d'existence professionnelle. La modestie et l'humilité sont plus répandues chez les sachants que chez les savants. D'abord ces derniers méprisent les premiers, et passent souvent leur vie à leur déverser des torrents de condescendance, de manière à tenir le haut du pavé sans être contestés. C'est ainsi que les élites sont savantes et non sachantes. C'est leurs seule source de gloire. La gloire des sachants est ailleurs, beaucoup plus intime et discrète, humble aussi parce que savoir faire s'apprend dans la douleur du corps et des véritables échecs (cerveau compris). La seule expertise des sachants est la polyvalence couplée à la gestion de l'imprévisible. C'est l'antithèse de l'expertise. Du dogme. Du théorème. De l'algorithme. Chez les sachants rien n'est dans le marbre, car chaque jour contrarie le précédent, torture dans laquelle on perçoit intuitivement le suivant. Dans l'école des sachants, on a jamais flatté leur moyenneté, dédramatisé leurs échecs. Les sachants ont tout pris en pleine poire, et ont léché le jus sur leur joues.

Conclusion. L'évaluation du QI est aussi contestable que l'élaboration du taux de croissance économique. Trop de données, trop de domaines, ne sont pas visités et intégrés au protocole d'élaboration. C'est précisément comme cela que les savants verrouillent leur élitisme, les sachants restent dehors (contents de l'être) constituant la plèbe, le tiers état. Tiers état certes mou de la révolte, tant les sachants la savent non constructive.
La multiplicité des intelligences est reconnue au niveau scientifique.
J'entends bien, mais cela ne se traduit pas dans la vraie vie. Car il ne suffit pas de reconnaitre scientifiquement, faut il encore que politiquement, sociologiquement, cela soit admis et intégré. Preuve que non: tout le monde se tourne vers des test de QI, oubliant les tests de psychomotricité ou d'orthophonie. On pourrait même intégrer le taux d'empathie, qui est mécaniquement lié aux intelligences. Je note tout de même que certaines sélections professionnelles se font sur des critères multiples, comme les pilotes de chasses ou astronautes. Mais sont ils pour autant considérés comme une élite sommitale, dans la société?

Donc je maintiens mon opinion qui dit que les choses sont telles, pour verrouiller et sécuriser, à travers l'académie, le concept élitiste actuel justement conscient de ses carences et faiblesses, pour éviter que cet élitisme ne glisse vers d'autres formes d'intelligences, comme cela a pu l'être en d'autres époque. Dans l'antiquité grecque, l'élite c'était Achille, loin devant Aristote. Je note aujourd'hui la détestation de Bonaparte ou Victor Hugo, dont le génie véritable est pourtant aux antipodes des élites actuelles.




Autre aspect complémentaire, traité par Georges Sand dans la "mare au diable". Les intellectuels et philosophes, n'ont pour mérite que d'avoir couché sur le papier, ce à quoi pensent les paysans, pendant de longues heures, à marcher derrière leur charrue.
Vos mains ont un cerveau: ne les mettez pas dans vos poches

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Nombrilist
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Re: Le QI des Français en chute libre

Message non lu par Nombrilist » 02 janv. 2019, 19:51:39

Autant chercher querelle au prof de bio, je conçois fort bien car la biologie est une science mouvante, même à niveau faible. Autant au niveau collège, aller contredire le prof de math, à moins que celui-ci soit un parfait nullos, j'ai un peu de mal à soutenir l'initiative. Ceci étant dit, mon fils de 8 ans apprend au CE2 que les segments ont un nombre fini de points (et c'est écrit dans sa leçon polycopiée).

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asterix
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Re: Le QI des Français en chute libre

Message non lu par asterix » 02 janv. 2019, 20:06:43

Nombrilist a écrit :
02 janv. 2019, 19:51:39
Autant chercher querelle au prof de bio, je conçois fort bien car la biologie est une science mouvante, même à niveau faible. Autant au niveau collège, aller contredire le prof de math, à moins que celui-ci soit un parfait nullos, j'ai un peu de mal à soutenir l'initiative. Ceci étant dit, mon fils de 8 ans apprend au CE2 que les segments ont un nombre fini de points (et c'est écrit dans sa leçon polycopiée).
En fait je ne contestais pas le contenu des cours de maths. Je contestais la pédagogie du prof, parce qu'il nous donnait une vision des maths que je qualifierai de punitive. Il ne voulait pas comprendre, qu'en m'expliquant quels étaient les exemples domaines d'applications du contenu de ses cours, il aurait pu faire monter ma moyenne de 1 ou 2 point, parce que mon intelligence fonctionne comme cela, contrairement à la sienne, qui savait se satisfaire des maths pour ce qu'ils sont. Pas moi. Mon type d'intelligence avait besoin de savoir l'utilité de ce qu'elle apprend, pour en trouver un attrait supplémentaire, pour trouver aussi un circuit personnel de déduction, qui m'amènerait à retenir facilement des procédures mathématiques. Je suis comme ça, le contexte agit comme un procédé mnémotechnique, et me permet de retrouver les choses par analyse et décortication, bien plus que par mémoire. La mémoire est bête. Retrouver les choses par mémoire ne m'apparait pas comme gratifiant et stimulant. J'avais l'impression d'être un âne qui bouffe du foin. Je me suis révolté. J'ai gagné. Et tout ça à la barbe de mes parents.
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